La cloque du pêcher est une maladie due au champignon Taphrina deformans. Elle déforme, boursoufle et rougit les jeunes feuilles au printemps, puis les fait tomber. Elle se prévient uniquement : le traitement (cuivre ou prêle) doit être appliqué du gonflement des bourgeons à l'étalement des premières feuilles, car une feuille cloquée ne guérit jamais.
C'est la maladie la plus fréquente du pêcher au jardin. Elle touche aussi le nectarinier et le brugnonier, plus rarement l'amandier. Une attaque isolée affaiblit l'arbre et réduit la récolte de l'année ; des attaques répétées plusieurs printemps de suite épuisent ses réserves et peuvent le faire dépérir.
Cette fiche explique comment reconnaître la cloque et la distinguer des pucerons, comment le champignon contamine l'arbre et à quel moment précis, quels traitements fonctionnent vraiment (cuivre, prêle, abri contre la pluie) et lesquels relèvent de la légende (bicarbonate, fil de cuivre, ail au pied), que faire quand les feuilles sont déjà cloquées, et quelles variétés choisir pour ne plus avoir à traiter.
Fiche maladie
| Fiche maladie | |
|---|---|
| Nom | Cloque du pêcher, cloque de l'amandier |
| Agent | Taphrina deformans, champignon ascomycète |
| Arbres touchés | Pêcher, nectarinier, brugnonier ; plus rarement amandier |
| Arbres non touchés | Pommier, poirier, prunier, cerisier, abricotier (cas exceptionnels) |
| Organes atteints | Jeunes feuilles, pousses, plus rarement fleurs et fruits |
| Période de contamination | Gonflement des bourgeons à étalement des feuilles (février à avril selon les régions) |
| Apparition des symptômes | 2 à 3 semaines après la contamination, de mars à mai |
| Au jardin | |
|---|---|
| Conditions favorables | Hiver doux et humide, printemps pluvieux et frais (7 à 16 °C) |
| Conditions défavorables | Printemps sec, températures au-dessus de 20 °C |
| Moment du traitement | Chute des feuilles, puis gonflement des bourgeons, puis 10 à 15 jours après |
| Traitements autorisés | Cuivre (bouillie bordelaise), prêle (substance de base) |
| Prévention la plus efficace | Abri contre la pluie de janvier à mi-mai, variétés tolérantes |
Reconnaître la cloque du pêcher

Sur les feuilles
Les symptômes apparaissent sur les premières feuilles sorties des bourgeons, en général de fin mars à mai.
- Déformation : la feuille s'épaissit, se tord et s'enroule, souvent sur une seule moitié du limbe.
- Boursouflures : des cloques se forment, comme si la feuille était gonflée de l'intérieur.
- Coloration : vert pâle, jaunâtre, puis rose à rouge vif.
- Texture : la feuille devient épaisse, charnue et cassante au toucher.
- Poudre blanche : quelques semaines plus tard, un fin voile blanchâtre couvre les cloques. Ce sont les fructifications du champignon, qui libèrent les spores responsables de l'infection de l'année suivante.
- Chute : les feuilles brunissent, se dessèchent et tombent, de mai à début juillet.
Sur les pousses, les fleurs et les fruits
Lors d'attaques sévères, les jeunes rameaux s'épaississent, se déforment et portent à leur extrémité une rosette de feuilles cloquées qui sèchent sur place. Les fleurs peuvent avorter. Les fruits, plus rarement atteints, présentent des zones boursouflées, rougeâtres et craquelées, souvent d'un seul côté, et tombent fréquemment avant maturité.
Ne pas confondre avec
| Symptôme observé | Cloque | Autre cause |
|---|---|---|
| Feuilles enroulées, épaissies, rouges, boursouflées | Oui | — |
| Feuilles enroulées et crispées, colonies d'insectes verts sous les feuilles, miellat collant | Non | Pucerons verts du pêcher : feuilles enroulées mais ni épaissies ni charnues |
| Petits trous ronds dans les feuilles, bordés de rouge | Non | Coryneum (maladie criblée) |
| Feutrage blanc sur feuilles et fruits, sans boursouflure | Non | Oïdium du pêcher |
| Fleurs et rameaux desséchés brutalement au printemps | Non | Moniliose |
| Écoulements de gomme sur le tronc | Non | Gommose |
La confusion la plus courante concerne les pucerons. Le critère décisif est simple : une feuille cloquée est épaisse et cassante ; une feuille enroulée par les pucerons reste fine et souple, avec des insectes visibles en la dépliant. Les deux problèmes coexistent souvent, car les feuilles affaiblies par la cloque attirent les pucerons.
Le cycle de la cloque : pourquoi tout se joue avant les symptômes
Comprendre le cycle explique à la fois pourquoi les traitements tardifs échouent et pourquoi certains conseils répandus sont inutiles.
- Fin de printemps : sur les feuilles cloquées, le champignon produit le voile blanc de fructifications (les asques). Il libère des spores qui se déposent sur l'écorce, dans les fissures des rameaux et sur les écailles des bourgeons.
- Été, automne et hiver : ces spores se multiplient sous forme de levures sur l'écorce et les bourgeons, sans causer de symptômes. Le champignon ne survit pas dans le sol, ni dans les feuilles mortes, ni dans le compost. Ramasser les feuilles tombées à l'automne ne sert donc à rien contre la cloque.
- Fin d'hiver, au gonflement des bourgeons : les pluies entraînent les spores sous les écailles qui s'écartent. Les toutes jeunes feuilles en formation sont contaminées.
- Conditions d'infection : des pluies prolongées par températures fraîches, entre environ 7 et 16 °C. Un printemps sec bloque presque totalement la maladie, même sur un arbre très contaminé l'année précédente.
- 2 à 3 semaines plus tard : les symptômes apparaissent. À ce stade, il est trop tard pour agir sur les feuilles atteintes.
- Arrêt de l'infection : au-delà d'environ 20 °C et une fois les feuilles adultes, il n'y a plus de nouvelles contaminations. Les feuilles qui sortent en juin restent saines.
La période critique dure donc de quelques semaines : du gonflement des bourgeons (stade B) à l'étalement des premières feuilles (stade E-F). Selon les régions, elle commence dès fin janvier dans le Midi et autour de mi-mars dans le Nord et l'Est.
Calendrier de traitement contre la cloque
Le calendrier se cale sur le stade des bourgeons, pas sur une date. Observez votre arbre chaque semaine à partir de janvier.
| Moment | Stade de l'arbre | Action |
|---|---|---|
| Novembre | Chute des feuilles (aux deux tiers) | Premier traitement au cuivre, facultatif, utile dans les régions humides et sur arbre très atteint l'année précédente |
| Janvier – février | Bourgeons d'hiver, puis gonflement | Installer l'abri contre la pluie ; traitement principal au gonflement des bourgeons (stade B) |
| 10 à 15 jours plus tard | Bourgeons éclatés, pointe verte (stade C-D) | Deuxième traitement, surtout si le temps reste pluvieux |
| Mars – avril | Premières feuilles étalées (stade E) | Troisième passage seulement si les pluies froides persistent ; prêle en relais du cuivre |
| Avril – mai | Feuilles cloquées visibles | Plus aucun traitement utile ; retirer les feuilles avant l'apparition du voile blanc |
| Mi-mai | Feuilles adultes, temps chaud | Retirer l'abri anti-pluie |
| Juin – juillet | Deuxième feuillaison | Soutenir l'arbre : arrosage, paillage, compost |
Règle pratique : traiter par temps sec, avec au moins 24 heures sans pluie annoncée, et renouveler après une pluie de plus de 20 à 25 mm qui lessive le produit.
Les traitements qui fonctionnent
Le cuivre (bouillie bordelaise)
Le cuivre reste le traitement de référence. Il agit par contact : il empêche la germination des spores déposées sur l'écorce et les bourgeons. Il ne pénètre pas dans les feuilles et ne guérit pas une feuille déjà contaminée.
- Produits : bouillie bordelaise ou autres formes de cuivre portant la mention « Emploi autorisé au jardin » (EAJ), utilisables en agriculture biologique.
- Dose : celle indiquée sur l'étiquette du produit, car la concentration en cuivre varie selon les formulations. Ne pas augmenter la dose « pour être sûr ».
- Application : pulvériser finement tout l'arbre, branches, rameaux et tronc, jusqu'à ce que l'écorce soit mouillée sans ruisseler.
- Limite : le cuivre s'accumule dans le sol et devient toxique pour les vers de terre et la vie microbienne. La réglementation européenne plafonne son usage à 28 kg de cuivre par hectare sur 7 ans, soit 4 kg/ha/an en moyenne, c'est-à-dire 0,4 g de cuivre métal par m² et par an. Deux à trois traitements bien placés suffisent ; inutile de traiter « toutes les deux semaines de mars à mai ».
- Précautions : gants, lunettes, pas de traitement par vent, pas de pulvérisation au-dessus d'une mare ou d'un point d'eau.
La prêle
La prêle des champs (Equisetum arvense) est une substance de base autorisée comme fongicide. Dans un essai du GRAB mené en Provence, sur des pêchers où le témoin non traité présentait environ 75 % de feuilles cloquées, le cuivre à pleine dose ramenait l'attaque à 18 %, le cuivre à demi-dose à 23 %. Parmi six extraits de plantes ajoutés à la demi-dose de cuivre, seule la prêle a apporté un effet supplémentaire, en rapprochant le résultat de celui de la pleine dose.
Conclusion pratique : la prêle ne remplace pas le cuivre sur un arbre sensible, mais elle permet de réduire les doses de cuivre et de prendre le relais aux stades plus avancés. Elle s'utilise en décoction (voir la décoction de prêle), pulvérisée aux mêmes stades que le cuivre.
L'abri contre la pluie
C'est la méthode la plus efficace au jardin, et la moins utilisée. Sans eau, les spores ne pénètrent pas dans les bourgeons. Protéger l'arbre de la pluie pendant la période de contamination suffit à éviter presque totalement la cloque, sans aucun produit.
- Période : de mi-janvier (gonflement des bourgeons) à mi-mai (feuilles adultes).
- Pêcher palissé contre un mur : fixer un auvent ou une bâche transparente inclinée au-dessus de l'arbre, à 30 à 50 cm du feuillage, en laissant les côtés ouverts pour l'aération et les insectes pollinisateurs.
- Pêcher en pot : le rentrer sous un abri ouvert ou un auvent (garage ouvert, avant-toit, serre froide aérée) de janvier à mai.
- Petit pêcher en plein vent : une structure légère (arceaux et bâche de serre transparente) au-dessus de la couronne, sans fermer les côtés.
Les arbres palissés sous un débord de toiture sont d'ailleurs souvent épargnés, même dans les jardins où les pêchers voisins sont très atteints.
Ce qui ne fonctionne pas (ou pas assez)
| Remède | Ce qu'on en dit | Ce qu'il en est |
|---|---|---|
| Ramasser les feuilles tombées à l'automne | « Les spores hivernent dans les feuilles mortes » | Faux : le champignon hiverne sur l'écorce et les bourgeons, pas au sol |
| Bicarbonate de soude | « Change le pH et empêche le champignon » | Aucune efficacité démontrée contre la cloque ; utile seulement contre l'oïdium |
| Fil de cuivre enroulé ou planté dans le tronc | « Diffuse le cuivre dans la sève » | Aucune efficacité ; la blessure peut même favoriser la gommose |
| Ail ou capucines plantés au pied | « L'allicine protège l'arbre » | Aucune efficacité démontrée sur une maladie qui se joue dans les bourgeons à 2 m de hauteur |
| Décoction ou macération d'ail pulvérisée | « Fongicide naturel » | Effet non confirmé en essai ; ne remplace pas le cuivre ou la prêle |
| Coquilles d'œufs | Parfois citées | Aucun mécanisme plausible |
| Purin d'ortie | « Renforce l'arbre » | Engrais azoté, sans effet fongicide ; peut au contraire favoriser des pousses tendres |
| Huile de neem | « Antifongique naturel » | Non autorisée comme produit phytosanitaire au jardin en France |
| Traitement curatif après apparition des cloques | « Pulvériser dès les premiers signes » | Inutile : la contamination a eu lieu 2 à 3 semaines plus tôt |
Que faire quand les feuilles sont déjà cloquées ?

Aucun produit ne fait disparaître les cloques. L'objectif est de limiter les dégâts de l'année et de réduire la contamination de l'année suivante.
- Retirer les feuilles cloquées à la main, si l'arbre est petit, avant qu'elles ne se couvrent du voile blanc : c'est à ce stade qu'elles libèrent les spores qui hiverneront sur l'arbre. Les mettre dans un sac, aux déchets verts. Cette opération est utile tant que les feuilles atteintes ne dépassent pas un tiers du feuillage ; au-delà, l'arbre perdrait trop de surface foliaire d'un coup.
- Ne pas tailler sévèrement les rameaux atteints au printemps : l'arbre a besoin de toutes ses réserves pour refaire du feuillage.
- Soutenir la deuxième feuillaison de juin : arrosage copieux en cas de sécheresse (20 à 30 L par semaine pour un arbre adulte), paillage du pied, apport de compost bien décomposé. Un pêcher qui a perdu ses feuilles en mai en refait de saines en juin-juillet, une fois les températures au-dessus de 20 °C.
- Éclaircir sévèrement les fruits : un arbre qui a perdu une grande partie de ses premières feuilles ne peut pas nourrir une pleine récolte. Garder un fruit tous les 20 à 25 cm, voire moins, limite son épuisement.
- Tailler en fin d'été les rameaux morts ou déformés par la cloque, en août-septembre, période de taille recommandée pour les arbres à noyau.
- Prévoir le traitement de l'hiver suivant : un arbre qui a eu la cloque porte une forte charge de spores sur son écorce.
Une attaque unique ne tue pas un pêcher adulte. Ce sont les attaques répétées plusieurs années de suite, sur un arbre déjà affaibli, qui peuvent le conduire au dépérissement.
Prévenir la cloque sur la durée
Choisir une variété tolérante
Aucune variété n'est totalement résistante, mais les écarts de sensibilité sont très importants. Le CTIFL évalue depuis 2012 la sensibilité de plus de 70 variétés de pêches et nectarines.
| Variété | Sensibilité | Source |
|---|---|---|
| 'Bénédicte' | Très faible ; variété de référence | Évaluation CTIFL |
| 'Royal Maid' | Très faible | Évaluation CTIFL |
| 'Tonisun', 'Pamela' | Faible | Évaluation CTIFL |
| Pêches de vigne issues de semis | Réputées tolérantes | Observations de jardiniers et pépiniéristes, variable selon les sujets |
| 'Amsden', 'Reine des Vergers', 'Charles Ingouf' | Réputées peu sensibles | Pépiniéristes amateurs ; résultats variables selon les régions |
| Nombreuses nectarines modernes | Souvent sensibles à très sensibles | Évaluation CTIFL |
Dans une région humide, au nord de la Loire ou en climat océanique, le choix variétal compte davantage que tous les traitements. Pour un nouveau pêcher, c'est l'investissement le plus rentable. Voir la fiche pêcher pour la plantation et les variétés.
Bien placer l'arbre
- Exposition : plein soleil, à l'abri des vents froids. Contre un mur exposé au sud, sous un débord de toit, l'arbre est à la fois réchauffé et protégé de la pluie.
- Aération : éviter les fonds de vallée humides et les emplacements où le brouillard stagne.
- Taille en gobelet : une couronne ouverte sèche plus vite après la pluie.
Entretenir la vigueur de l'arbre
Un pêcher bien nourri refait plus vite son feuillage après une attaque. Apporter du compost au pied à l'automne, pailler, arroser les jeunes arbres en été. Éviter les excès d'engrais azoté au printemps, qui produisent des pousses tendres plus sensibles.
Les autres arbres touchés
- Nectarinier et brugnonier : ce sont des pêchers à peau lisse ; même maladie, même traitement. Beaucoup de nectarines modernes sont très sensibles.
- Amandier : il peut être touché par Taphrina deformans, souvent moins gravement ; même calendrier, avancé de 2 à 3 semaines en raison de sa floraison précoce.
- Abricotier : rarement concerné ; des déformations de feuilles sur abricotier relèvent le plus souvent d'autres causes (pucerons, gel).
- Prunier : il a sa propre maladie, la maladie des pochettes (Taphrina pruni), qui déforme les fruits en sacs vides, sans rapport avec la cloque des feuilles.
- Pommier, poirier, cerisier : non concernés par la cloque du pêcher. La « cloque du poirier » désigne le plus souvent l'érinose, due à un acarien microscopique.
Questions fréquentes sur la cloque du pêcher
Quel est le meilleur traitement contre la cloque du pêcher ?
Le cuivre (bouillie bordelaise) appliqué au gonflement des bourgeons puis 10 à 15 jours plus tard, éventuellement complété par une décoction de prêle. Sur un pêcher palissé ou en pot, un abri contre la pluie de janvier à mi-mai est encore plus efficace et ne nécessite aucun produit.
Quand traiter la cloque du pêcher ?
Au gonflement des bourgeons, en général de fin janvier dans le Midi à mars dans le Nord, puis 10 à 15 jours plus tard. Un premier passage à la chute des feuilles en novembre est utile dans les régions humides. Tout traitement après l'apparition des cloques est inutile.
Peut-on soigner la cloque une fois les feuilles touchées ?
Non. Une feuille cloquée ne redevient jamais normale. On peut seulement retirer les feuilles atteintes avant qu'elles ne se couvrent d'un voile blanc, soutenir l'arbre pour sa deuxième feuillaison de juin et préparer le traitement de l'hiver suivant.
Le bicarbonate de soude est-il efficace contre la cloque ?
Non, son efficacité contre la cloque n'est pas démontrée. Le bicarbonate agit un peu contre l'oïdium, mais ne protège pas les bourgeons contre Taphrina deformans. Le cuivre et la prêle sont les seuls traitements utiles.
Quel remède de grand-mère contre la cloque du pêcher ?
Le seul remède naturel dont l'effet a été mesuré est la décoction de prêle, qui améliore l'efficacité d'une demi-dose de cuivre. Le fil de cuivre dans le tronc, l'ail planté au pied et les coquilles d'œufs n'ont aucun effet démontré. La meilleure méthode sans produit reste l'abri contre la pluie.
Faut-il ramasser les feuilles tombées pour éviter la cloque ?
Ce n'est pas utile contre la cloque : le champignon passe l'hiver sur l'écorce et les bourgeons, pas dans les feuilles mortes ni dans le sol. Il est en revanche utile de retirer au printemps les feuilles cloquées encore sur l'arbre avant qu'elles ne libèrent leurs spores.
Un pêcher peut-il mourir de la cloque ?
Une attaque isolée ne tue pas un pêcher adulte : il refait des feuilles saines en juin. En revanche, des attaques sévères répétées plusieurs années de suite épuisent ses réserves et peuvent conduire à son dépérissement, surtout sur un jeune arbre ou un sujet déjà affaibli.
Les pêches d'un arbre atteint de cloque sont-elles consommables ?
Oui. Les fruits déformés par la cloque sont moins beaux et tombent souvent prématurément, mais le champignon n'est pas dangereux pour l'homme.
Quelle variété de pêcher résiste à la cloque ?
Aucune n'est totalement résistante, mais 'Bénédicte' et 'Royal Maid' sont classées très peu sensibles par le CTIFL. Les pêches de vigne de semis et des variétés anciennes comme 'Amsden' ou 'Reine des Vergers' sont réputées tolérantes, avec des résultats variables selon les régions.
Pourquoi mon pêcher a-t-il la cloque tous les ans ?
Parce que les spores produites sur les feuilles cloquées hivernent sur l'écorce et les bourgeons de l'arbre lui-même. Sans traitement au gonflement des bourgeons et avec des printemps pluvieux, le cycle se répète chaque année.
La cloque touche-t-elle l'abricotier et le cerisier ?
L'abricotier est très rarement touché, le cerisier pas du tout. La cloque concerne essentiellement le pêcher, le nectarinier, le brugnonier et l'amandier.