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Arbustes fruitiers Grossulariacées

Groseillier à maquereau

Ribes uva-crispa

Plus gros, plus charnu et souvent plus épineux que la groseille rouge, le maquereau se cueille à deux moments : vert et ferme pour la cuisson, ou mûr et sucré à croquer. Variétés sans épines, taille qui n'a rien à voir avec celle du groseillier à grappes, oïdium à surveiller : voici comment réussir cet arbuste rustique du verger.

ExpositionSoleil non brûlant ou mi-ombre
ArrosageModérés mais réguliers, surtout pendant le grossissement des fruits
RusticitéExcellente, jusqu'à -20 à -25 °C
RécolteJun–Aoû
Groseillier à maquereau

Calendrier du groseillier à maquereau

Plantation
J F M O N D
Récolte
J J A
Plantation Récolte

Le groseillier à maquereau (Ribes uva-crispa) est un arbuste fruitier rustique qui produit de grosses baies isolées, vertes, rouges ou jaunes, deux à trois fois plus volumineuses que la groseille à grappes. Selon le stade de cueillette, ces fruits se consomment fermes et acidulés ou bien mûrs et sucrés. C'est un fruitier de climat frais, facile à vivre, dont la principale singularité au jardin tient à ses rameaux souvent épineux — un point que certaines variétés modernes ont corrigé.

Cette fiche détaille tout ce qui fait réussir un groseillier à maquereau : le choix des variétés (notamment sans épines), la plantation, l'exposition et le sol, la taille qui lui est propre et diffère de celle du groseillier rouge, la prévention de l'oïdium, la récolte échelonnée et la conservation. Pour les généralités communes au genre Ribes (associations, paillage, multiplication), cette page renvoie au guide complet du groseillier.

Maquereau, à grappes ou cassis : situer l'arbuste

Le groseillier à maquereau appartient au genre Ribes (famille des Grossulariacées), comme le groseillier à grappes et le cassissier, mais c'est une espèce distincte qui se cultive un peu différemment.

Arbuste Nom latin Fruit Épines
Groseillier à maquereau Ribes uva-crispa Grosses baies isolées Souvent oui
Groseillier à grappes Ribes rubrum Petites baies en grappes Non
Cassissier Ribes nigrum Baies noires aromatiques Non

Son nom vient d'un usage culinaire traditionnel : la baie verte, acidulée, accompagnait jadis le maquereau en sauce. On l'appelle aussi groseille à maquereau, ou gadelle dans certaines régions. Pour le groseillier à grappes (rouge ou blanc) et la distinction avec le groseillier à fleurs ornemental, voir la fiche dédiée au groseillier.

Reconnaître le groseillier à maquereau

Groseillier à maquereau avec ses fruits en formation
Groseillier à maquereau avec ses fruits en formation

Le groseillier à maquereau forme un buisson dense et arrondi de 0,90 à 1,20 m de haut et de large. Ses rameaux portent, à l'aisselle des feuilles, des épines simples ou groupées par trois — caractère absent du groseillier à grappes et qui rend la cueillette des variétés anciennes parfois piquante. Les feuilles, petites, lobées et dentées, rappellent celles du groseillier rouge en plus modeste.

La floraison, discrète et verdâtre, a lieu en avril. Les fruits, contrairement à ceux du groseillier à grappes, ne sont pas réunis en grappes mais portés isolément le long des rameaux. Ce sont de grosses baies ovales de 1 à 3 cm, lisses ou légèrement duveteuses, parfois marquées de fines nervures translucides, dont la couleur varie du vert au rouge en passant par le jaune selon la variété. La fructification se concentre sur de courts rameaux latéraux, appelés dards, portés par le bois de deux ans et plus — détail qui commande toute la logique de taille.

La plupart des variétés sont autofertiles : un seul pied suffit à produire, même si la présence d'un autre groseillier améliore la pollinisation.

Hauteur, croissance et longévité

À maturité, le groseillier à maquereau forme un buisson de 0,90 à 1,20 m de haut et de large, un peu plus compact que le groseillier à grappes. Sa croissance est lente et régulière, ce qui en fait un arbuste peu encombrant, facile à conduire en gobelet ou sur tige.

La première récolte significative arrive dès la 2ᵉ année, le plein rendement vers la 3ᵉ-4ᵉ année. Bien entretenu et régulièrement renouvelé par la taille, un pied reste productif 15 à 20 ans.

Variétés de groseilliers à maquereau

Le choix se raisonne sur trois critères : la présence ou non d'épines (confort de cueillette), la couleur et l'usage (vert plutôt à cuire, rouge et jaune plutôt à croquer), et la résistance à l'oïdium, maladie phare de cette espèce.

Variété Couleur Épines Atout principal
Invicta Vert Épineux Très productif, résistant à l'oïdium
Captivator Rouge Quasi sans épines Doux, facile à cueillir, peu sensible à l'oïdium
Pax Rouge Sans épines Dessert, résistant à l'oïdium
Hinnonmaki Rouge Rouge Épineux Sucré-acidulé, rustique, valeur sûre
Hinnonmaki Vert / Jaune Vert / jaune Épineux Aromatique, polyvalent
Rokula Rouge Épineux Précoce, résistant à l'oïdium
Winham's Industry Rouge Épineux Ancienne, vigoureuse, gros fruits

Pour un verger familial confortable, on privilégie aujourd'hui les variétés sans épines ou quasi inermes (Captivator, Pax) et résistantes à l'oïdium (Invicta, Rokula). Côté saveur, les baies vertes restent fermes et acidulées, idéales pour la cuisson et les récoltes précoces ; les rouges sont plus sucrées et parfumées, parfaites à croquer ; les jaunes, plus rares, offrent un compromis doux et aromatique. Associer une variété verte à cuire et une rouge à croquer, l'une précoce et l'autre tardive, couvre tous les usages et étale la cueillette de juin à août.

Climat, sol et exposition

Le groseillier à maquereau est un arbuste de climat frais, très rustique (-20 à -25 °C), parfaitement adapté au nord de la Loire et à la moyenne montagne. Il redoute la chaleur et la sécheresse : en région chaude, plantez-le à mi-ombre, dans un endroit frais.

Il apprécie une exposition ensoleillée non brûlante ou légèrement ombragée. Une situation aérée est même préférable, car elle limite l'humidité stagnante dans le feuillage et donc le risque d'oïdium. Évitez les fonds de jardin confinés.

Côté sol, il se contente d'une terre ordinaire mais fraîche, profonde et bien drainée, peu calcaire. Comme le groseillier à grappes, il a des racines superficielles : un paillage permanent est la clé pour garder le sol frais en été. Si votre eau est très calcaire, arrosez de préférence à l'eau de pluie pour éviter la chlorose.

Planter un groseillier à maquereau

Quand planter ? D'octobre à mars, hors gel, de préférence à l'automne pour favoriser l'enracinement avant l'été. Les plants en racines nues se plantent de novembre à mars ; ceux en conteneur toute l'année hors gel et canicule.

À quelle distance ? Comptez 1 à 1,20 m entre deux pieds et 1,50 m s'il s'agit de variétés vigoureuses, 2 m entre les rangs. Le groseillier à maquereau se conduit aussi très bien sur tige (greffé), une forme qui facilite la cueillette des variétés épineuses et s'intègre joliment dans un petit jardin.

Comment planter :

Préparez le terrain à l'avance : ameublissez le sol en profondeur, retirez cailloux et racines de vivaces indésirables, et incorporez du compost mûr pour offrir aux racines superficielles un démarrage rapide.

  1. Réhydrater la motte ou praliner les racines nues.
  2. Creuser une fosse de 40 à 50 cm en tous sens et amender avec du compost mûr.
  3. Positionner le plant, collet au niveau du sol (ou point de greffe nettement au-dessus pour une forme sur tige, qu'il faudra tuteurer).
  4. Reboucher, tasser, former une cuvette et arroser abondamment (10 L).
  5. Pailler sur 8 à 10 cm pour maintenir la fraîcheur.

La conduite sur tige mérite un mot : greffé sur une tige de 80 cm à 1 m, le groseillier à maquereau forme un petit arbre à couronne arrondie, plus facile à récolter (les fruits sont à hauteur de main, loin des épines basses) et décoratif en pot comme en pleine terre. Il demande un tuteurage permanent et la suppression régulière des gourmands sur le tronc.

Cultiver le groseillier à maquereau en pot

Cet arbuste compact se prête bien à la culture en bac, y compris les formes sur tige, décoratives sur une terrasse.

Choisissez un contenant d'au moins 40 cm de profondeur (40 L), percé et drainé, rempli d'un mélange de terre de jardin et de terreau enrichi de compost. Le substrat séchant vite, arrosez dès que la surface est sèche, sans laisser d'eau dans la soucoupe. Apportez un engrais organique pour petits fruits au printemps.

L'hiver, ne rentrez pas le pot dans une pièce chauffée : l'arbuste a besoin du froid pour son repos. Laissez-le dehors, contre un mur abrité, et protégez le contenant d'un voile ou de papier-bulle en cas de gel sévère, les racines en pot étant plus exposées qu'en pleine terre.

Entretenir un groseillier à maquereau

Entretien d’un groseillier à maquereau au jardin
Entretien d’un groseillier à maquereau au jardin

Arrosage : régulier la première année et en été, surtout au grossissement des fruits. Un stress hydrique au printemps favorise l'oïdium et fait avorter les jeunes fruits. Le paillage réduit la fréquence des arrosages.

Fertilisation : un apport de compost ou de fumier décomposé chaque début de printemps suffit. Évitez l'excès d'azote, qui produit des pousses tendres très sensibles à l'oïdium au détriment des fruits ; préférez un complément riche en potasse.

Paillage : maintenez un paillis organique permanent au pied pour garder la fraîcheur et nourrir le sol.

Tailler un groseillier à maquereau

C'est là que le groseillier à maquereau se distingue nettement du groseillier à grappes. Il fructifie sur le bois âgé de 2 à 3 ans et sur de courts rameaux (dards) portés par les branches charpentières. On ne le rabat donc pas comme le groseillier rouge : raccourcir systématiquement les pousses de l'année supprimerait une partie de la future récolte.

Objectifs : former une charpente aérée « en gobelet », faciliter la cueillette malgré les épines, et faire entrer la lumière et l'air au cœur du buisson — ce dernier point étant décisif contre l'oïdium.

Méthode (taille d'hiver, décembre à février hors gel) :

  • Supprimer le bois mort, les branches qui se croisent et celles qui retombent au sol.
  • Éclaircir le centre pour ne garder qu'une charpente ouverte de 8 à 10 branches principales.
  • Renouveler progressivement les branches de plus de 4-5 ans, épuisées, en les coupant à la base au profit de jeunes pousses bien placées.
  • Sur les variétés très vigoureuses, raccourcir légèrement l'extrémité des rameaux trop longs.

Taille de formation, les 3 premières années : sélectionnez chaque hiver 3 à 5 branches charpentières bien réparties pour bâtir un gobelet équilibré, et supprimez les pousses partant du pied (drageons) et celles dirigées vers le centre.

Taille d'été (facultative, en juin) : un léger pincement de l'extrémité des jeunes pousses non fructifères aère encore davantage le buisson et freine l'oïdium en pleine saison. Sur les sujets conduits sur tige, supprimez régulièrement les gourmands qui apparaissent sur le tronc et au-dessous du point de greffe pour conserver une belle couronne.

La méthode complète, geste par geste, est développée dans la fiche dédiée à la taille des groseilliers.

Maladies et ravageurs

Le groseillier à maquereau est robuste, mais une maladie le concerne plus que tout autre groseillier : l'oïdium.

Problème Symptôme Solution
Oïdium américain Feutrage blanc sur jeunes pousses, feuilles et fruits, qui brunit ensuite Aérer par la taille, éviter l'excès d'azote, choisir des variétés résistantes (Invicta, Pax), pulvériser bicarbonate + savon noir ou lait dilué
Tenthrède Feuilles dévorées très rapidement, parfois réduites aux nervures Ramasser les chenilles dès les premières attaques, traiter au savon noir ou au Bacillus thuringiensis
Pucerons Feuilles déformées, boursouflées Pulvériser eau + savon noir, favoriser les coccinelles
Rouille Pustules orange au revers des feuilles Maintenir le sol frais, traiter au cuivre si nécessaire
Oiseaux Fruits picorés avant maturité Filet à mailles fines ou point d'eau à proximité

Prévenir l'oïdium avant tout : c'est le point de vigilance n°1 du maquereau. Le champignon responsable (oïdium américain) hiverne sur les rameaux et repart au printemps, d'abord sur les jeunes pousses tendres, avant de gagner les fruits qu'il rend rugueux et bruns. Une charpente bien aérée, un sol frais, un arrosage régulier au pied (sans mouiller le feuillage le soir), une fertilisation azotée mesurée et le choix de variétés résistantes suffisent le plus souvent à se passer de traitement. En curatif léger, une pulvérisation de bicarbonate de soude additionné de savon noir, ou de lait dilué (1 volume pour 9 d'eau), répétée tous les 10 jours, enraye les premières attaques. À l'automne et lors de la taille d'hiver, coupez et brûlez les rameaux et feuilles atteints pour réduire le stock de spores hivernantes.

Associations au jardin

Le groseillier à maquereau s'intègre en haie fruitière avec les groseilliers à grappes, cassissiers et framboisiers, ou en bordure de potager. L'ail, l'oignon et la ciboulette plantés à son pied ont un effet répulsif sur pucerons et champignons ; les capucines détournent les pucerons ; la bourrache attire les pollinisateurs. Évitez le fenouil et la proximité d'un noyer. Le détail des bonnes et mauvaises associations figure dans la fiche du groseillier.

Récolter les groseilles à maquereau

Récolte de groseilles à maquereau sur le groseillier
Récolte de groseilles à maquereau sur le groseillier

Particularité de ce fruit : il se récolte à deux stades, selon l'usage.

  • Stade vert et ferme (mi-juin) : les baies encore acidulées et bien fermes sont idéales pour la cuisson. Cette récolte précoce a aussi un effet d'éclaircissage qui profite aux fruits restants.
  • Stade mûr (juillet à août) : laissées mûrir, les baies grossissent, se colorent pleinement, ramollissent légèrement sous le doigt et deviennent sucrées, parfaites à croquer. Une baie rouge est mûre quand sa teinte est uniforme et profonde ; une verte ou jaune, quand elle devient translucide et souple. À pleine maturité, les fruits se détachent facilement.

Cueillez par temps sec, en protégeant vos mains des épines (gants épais) sur les variétés piquantes ; soulevez les rameaux d'une main pour accéder aux fruits cachés dessous. Le rendement d'un pied adulte est d'environ 3 à 4 kg, atteint dès la 3ᵉ-4ᵉ année. Une première récolte au stade vert allège l'arbuste et fait grossir les baies restantes.

Conserver les groseilles à maquereau

  • Réfrigérateur : dans le bac à légumes, non lavées, 5 à 7 jours.
  • Congélation : étalées sur un plateau puis stockées en sachet, elles se gardent 10 à 12 mois et conservent leur tenue ; les baies vertes fermes se congèlent particulièrement bien.
  • Déshydratation : au déshydrateur (50-55 °C), elles se conservent plusieurs mois en bocal hermétique.

Ne lavez les fruits qu'au dernier moment : l'humidité résiduelle accélère leur dégradation.

Multiplier le groseillier à maquereau

La multiplication se fait par bouturage de bois, de fin août à octobre ou en mars, sur des rameaux de 20 cm comportant au moins 4 bourgeons, plantés à mi-ombre en terre fraîche. Le marcottage des rameaux bas est également très simple : couchez une tige souple au sol, recouvrez-la de terre en laissant dépasser l'extrémité, et séparez le plant raciné un an plus tard. La méthode détaillée figure dans la fiche dédiée au bouturage du groseillier.

Questions fréquentes

Existe-t-il des groseilliers à maquereau sans épines ?

Oui. Les variétés Captivator (quasi inerme) et Pax (sans épines) ont été sélectionnées pour faciliter la cueillette, tout en offrant une bonne résistance à l'oïdium. Ce sont les meilleurs choix pour un verger familial.

Quelle exposition pour un groseillier à maquereau ?

Soleil non brûlant ou mi-ombre, dans un endroit aéré et frais. En région chaude, privilégiez la mi-ombre. Une bonne circulation de l'air limite l'oïdium.

Quand et comment tailler un groseillier à maquereau ?

En hiver, de décembre à février hors gel. Contrairement au groseillier à grappes, on ne rabat pas les pousses de l'année : on aère la charpente en gobelet, on retire le bois mort et les vieilles branches de plus de 4-5 ans, sans toucher aux jeunes rameaux fructifères. Voir la fiche dédiée à la taille.

Pourquoi mon groseillier à maquereau a-t-il un feutrage blanc sur les feuilles et les fruits ?

C'est l'oïdium, la maladie la plus fréquente de cette espèce. Aérez l'arbuste à la taille, évitez l'excès d'azote, et pulvérisez du bicarbonate additionné de savon noir. À terme, plantez des variétés résistantes comme Invicta ou Pax.

Faut-il récolter les groseilles à maquereau vertes ou mûres ?

Les deux sont possibles : vertes et fermes à la mi-juin pour la cuisson, mûres, colorées et sucrées en juillet-août pour les déguster fraîches. Une première récolte verte éclaircit et profite aux fruits restants.

Quelle différence entre la groseille et la groseille à maquereau ?

La groseille à grappes (Ribes rubrum) donne de petites baies en grappes sur un arbuste sans épines ; la groseille à maquereau (Ribes uva-crispa) donne de grosses baies isolées sur un arbuste souvent épineux. Ce sont deux espèces distinctes.

Le groseillier à maquereau pousse-t-il en pot ?

Oui, dans un contenant d'au moins 40 cm de profondeur, y compris en forme sur tige. Arrosez régulièrement, fertilisez au printemps et laissez le pot dehors l'hiver sans le rentrer.

À quelle distance planter un groseillier à maquereau ?

1 à 1,20 m entre deux pieds (1,50 m pour les variétés vigoureuses), 2 m entre les rangs.

Au bout de combien de temps un groseillier à maquereau donne-t-il des fruits ?

Une première récolte intervient dès la 2ᵉ année, le plein rendement (3 à 4 kg par pied) vers la 3ᵉ-4ᵉ année.

Quelle est la meilleure variété de groseillier à maquereau ?

Pour la facilité, Captivator (quasi sans épines) et Pax (sans épines) ; pour la résistance à l'oïdium, Invicta ; pour la saveur, Hinnonmaki Rouge. L'idéal est d'associer une variété verte à cuire et une rouge à croquer.

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Tom le Jardinier

Jardinier passionné depuis l'enfance, j'ai grandi avec mon grand-père qui m'a transmis l'amour de la terre et du potager. Aujourd'hui installé dans le Jura suisse, je cultive un potager naturel à plus de 900 mètres d'altitude et je partage mes expériences avec plus de 30 000 passionnés.