Tom le Jardinier
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Herbes aromatiques Lamiacées

Romarin

Salvia rosmarinus (syn. Rosmarinus officinalis)

Le romarin ne meurt presque jamais de froid, mais très souvent d'excès d'eau et d'un coup de sécateur dans le vieux bois. Bien planté en sol drainé, taillé au bon moment et bouturé en un geste, il forme un arbuste persistant qui vous fournit des rameaux toute l'année pendant plus de dix ans.

ExpositionPlein soleil
ArrosageFaibles : résiste à la sécheresse une fois établi
Rusticité-10 à -15 °C, sensible au froid humide
RécolteJan–Déc
Romarin

Le romarin est un arbuste aromatique persistant, vivace et robuste, qui occupe la même place au jardin pendant dix à quinze ans et fournit ses rameaux parfumés toute l'année. Originaire des garrigues méditerranéennes, il demande peu de soins une fois installé : du soleil, un sol drainé et sec, et surtout pas d'excès d'eau. Deux gestes décident de sa réussite : le bouturage, qui le multiplie sans effort, et la taille, à condition de ne jamais couper dans le vieux bois.

Cette fiche couvre l'ensemble de sa culture : le choix entre romarins dressés et rampants et les cultivars ornementaux ou culinaires, la plantation en sol sec et drainé, la conduite en pot, la taille détaillée saison par saison, le bouturage pas à pas, le rajeunissement d'un vieux pied dégarni, les erreurs qui le tuent (excès d'eau en tête), le purin de romarin et le rôle mellifère de sa floraison, puis la récolte et la conservation. Chaque étape est chiffrée : espacements, périodes, longueurs de bouture, températures de rusticité.

Dressé ou rampant, arbuste ou vivace ?

Le romarin est un arbuste vivace persistant (un sous-arbrisseau), et non une plante annuelle : bien installé, il vit plus de dix ans et garde son feuillage l'hiver. La question « vivace ou annuelle ? » vient de ce qu'il peut périr un hiver humide ou après une taille trop sévère — non parce que son cycle serait court.

Deux ports existent, à choisir selon l'usage :

PortDescriptionUsage
Dressé (érigé) Tiges montantes, 1 à 2 m, buisson compact Potager, haie basse, topiaire, récolte
Rampant (prostré) Tiges retombantes et tapissantes Rocaille, muret, couvre-sol, jardinière retombante

Côté botanique, le romarin a changé de nom : longtemps classé Rosmarinus officinalis, il est désormais rattaché au genre Salvia (les sauges) sous le nom Salvia rosmarinus . Les deux dénominations désignent la même plante ; les pépinières emploient encore couramment l'ancienne.

Reconnaître et comprendre la plante

Culture du romarin au jardin
Culture du romarin au jardin

Le romarin forme un sous-arbrisseau buissonnant de 1 à 2 m de hauteur, aux tiges ligneuses et ramifiées. Ses feuilles persistantes, étroites et coriaces en forme d'aiguilles, vert sombre dessus et argentées dessous, dégagent leur parfum au froissement. Sa floraison, en petites fleurs bleu pâle à mauve (parfois blanches ou roses selon la variété), s'étale de la fin de l'hiver au printemps, avec souvent une remontée à l'automne.

Deux points de culture découlent de sa morphologie. D'abord, ses racines plongeantes et son adaptation à la garrigue en font une plante de terrain sec : elles pourrissent en sol gorgé d'eau. Ensuite, ses tiges se lignifient avec l'âge : la base devient du bois sec et dénudé, dépourvu de bourgeons dormants. C'est la clé de la taille — on ne peut pas rabattre le romarin dans ce vieux bois, qui ne repart pas.

Sa floraison précoce et abondante en fait par ailleurs une plante très mellifère, prisée des abeilles à une saison où peu de fleurs sont disponibles ; le miel de romarin en est issu.

Croissance et enracinement. Le romarin a une croissance lente à modérée : un jeune plant issu de bouture met deux à trois ans à former un buisson bien étoffé, gagnant en moyenne 15 à 25 cm par an selon le sol et le climat. En sol pauvre et sec — celui qu'il préfère — la croissance est plus lente mais le pied plus dense et plus résistant. Ses racines sont pivotantes et plongent profondément, jusqu'à 40 à 60 cm et davantage sur un sujet âgé en sol léger, ce qui explique à la fois sa résistance à la sécheresse et sa difficulté à être transplanté une fois installé. Un romarin adulte ne se déplace pas sans dommage : mieux vaut le bouturer que le déterrer.

Variétés de romarin

On choisit une variété selon le port (dressé pour la récolte et les haies, rampant pour couvrir le sol), la couleur de floraison, et parfois l'usage culinaire. Toutes se cultivent de la même façon.

VariétéPortFloraisonParticularité
Romarin officinal (type) Dressé, 1-1,5 m Bleu pâle La forme la plus courante, polyvalente
'Miss Jessopp's Upright' Très dressé Bleu clair Idéal en haie basse et topiaire légère
'Prostratus' / 'Repens' Rampant, tapissant Bleu Excellent couvre-sol pour rocaille et muret
'Pointe du Raz' Rampant vigoureux Mauve Rustique, résiste au vent et à l'embrun
'Corsican Blue' Étalé, hirsute Bleu profond Très florifère, remontant à l'automne
'Blue Lagoon' Semi-dressé Bleu intense Floraison décorative, longue
'Barbecue' Dressé, tiges rigides Bleu pâle Tiges droites et solides, appréciées comme brochettes

Pour un usage au potager, un romarin officinal dressé ou 'Miss Jessopp's Upright' offre la meilleure récolte. Pour habiller un talus ou un muret, un rampant type 'Prostratus' ou 'Pointe du Raz' est le bon choix.

Calendrier du romarin

PériodeTravaux
Fin d'hiver - début printemps Suppression du bois mort ; nettoyage après l'hiver ; floraison des variétés précoces
Mars-mai Plantation en pleine terre ; sortie des pots hivernés ; floraison principale
Mai-fin d'été Bouturage sur tiges semi-aoûtées ; taille d'entretien après floraison
Été Récolte à volonté ; aucun arrosage en pleine terre (sauf jeunes plants)
Septembre-octobre Plantation d'automne en climat doux ; parfois remontée de floraison
Automne-hiver Rentrée des pots en région humide ; récolte possible (feuillage persistant) ; pas de taille

Climat, exposition et sol

Le romarin est une plante de plein soleil et de terrain sec. C'est le facteur décisif : sans soleil direct, il perd son parfum, s'étiole et fleurit peu. Réservez-lui l'emplacement le plus chaud et le plus lumineux du jardin, à l'abri des vents froids.

Sol : il exige un sol parfaitement drainé, plutôt sec, pauvre à moyen et calcaire. Il prospère dans les terres caillouteuses et sableuses où bien d'autres plantes peinent. Son ennemi absolu est l'eau stagnante en hiver, qui provoque la pourriture des racines. En sol lourd ou argileux, il faut impérativement améliorer le drainage : plantation sur butte, gravier au fond du trou, et paillage minéral (pouzzolane, gravier) plutôt qu'organique pour garder le collet au sec.

Rusticité et froid humide. Le romarin résiste à des gelées de -10 à -15 °C, davantage pour les sujets âgés et bien drainés. Mais il craint bien plus le froid humide que le froid sec : c'est la combinaison gel + sol détrempé qui le tue, pas le froid seul. Dans les régions à hivers humides, le drainage prime sur toute protection.

Plantation

Plantation d’un pied de romarin au jardin
Plantation d’un pied de romarin au jardin

Quand ? Deux fenêtres : au printemps (mars à mai), une fois les fortes gelées passées, ou à l'automne (septembre-octobre) en climat doux, pour un enracinement avant l'hiver. Le printemps est préférable dans les régions froides.

Comment ?

  • Choisissez l'emplacement le plus ensoleillé et le mieux drainé.
  • Creusez un trou deux à trois fois plus large que la motte ; en sol lourd, ajoutez une couche drainante de gravier au fond.
  • Allégez la terre de plantation avec du sable ou du gravier ; n'ajoutez pas de compost riche, le romarin préfère la pauvreté.
  • Plantez le collet au niveau du sol, sans l'enterrer.
  • Arrosez une fois copieusement à la plantation, puis très modérément ensuite.
  • Paillez au gravier ou à la pouzzolane pour garder le pied au sec.

Espacement : laissez 80 cm à 1 m entre deux pieds ou avec les végétaux voisins, la touffe s'étalant largement. Pour une haie basse, resserrez à 40-50 cm.

Où le planter ? Réservez-lui un emplacement définitif, car il supporte mal d'être déplacé une fois enraciné. Le meilleur endroit est un coin chaud, sec et ensoleillé : le long d'un mur exposé au sud qui restitue la chaleur, en haut d'un talus ou d'une rocaille où l'eau ne stagne jamais, ou en bordure du potager parmi les autres aromatiques méditerranéennes. Évitez les bas-fonds humides, le pied des gouttières et l'ombre des grands arbres. Un romarin bien placé dès le départ ne demandera pratiquement plus rien pendant des années.

Cultiver le romarin en pot

Culture du romarin en pot
Culture du romarin en pot

La culture en pot réussit très bien et permet de rentrer l'arbuste dans les régions aux hivers rigoureux et humides.

Le contenant : un pot d'au moins 30 à 40 cm de diamètre et de profondeur, impérativement percé au fond, avec une couche drainante (billes d'argile, graviers) de 3 à 5 cm. La terre cuite, qui laisse respirer la motte, est préférable au plastique.

Le substrat : un mélange très drainant — deux tiers de terreau, un tiers de sable grossier ou de gravier. Bannissez les terreaux lourds et rétenteurs d'eau.

Arrosage et entretien : laissez sécher le substrat en surface entre deux arrosages, et n'arrosez jamais en excès. Videz systématiquement la soucoupe : l'eau stagnante est fatale. Un apport de compost très léger au printemps suffit.

Hivernage : contrairement aux vivaces herbacées, le romarin en pot peut se rentrer sous abri froid et lumineux (véranda, serre non chauffée, pied de mur abrité) dans les régions aux hivers humides ou très froids. L'objectif n'est pas de le réchauffer mais de le protéger de l'humidité : maintenez-le au frais, à la lumière, en réduisant fortement les arrosages. En climat doux, il reste dehors sans protection.

Bouturage et multiplication

Bouturage du romarin
Bouturage du romarin

Le bouturage est la méthode la plus fiable et la plus simple pour multiplier le romarin ; le semis est long et aléatoire, le marcottage plus lent. C'est aussi la meilleure façon de renouveler un vieux pied avant qu'il ne dépérisse.

Quand ? Du printemps à la fin de l'été (mai à septembre), sur des tiges de l'année semi-aoûtées (ni tendres, ni complètement ligneuses).

Comment ?

  • Prélevez des extrémités de tiges de 10 à 15 cm.
  • Effeuillez la moitié inférieure de chaque bouture.
  • Piquez-les dans un mélange drainant (terreau + sable) maintenu à peine humide.
  • Placez à mi-ombre, à l'abri du soleil direct.
  • L'enracinement survient en 3 à 6 semaines ; repiquez au printemps suivant.

On peut aussi faire raciner des boutures dans un verre d'eau, mais l'enracinement en substrat drainant donne des plants plus robustes et mieux préparés au repiquage. Le marcottage (coucher une tige basse et la butter jusqu'à enracinement) fonctionne particulièrement bien pour les romarins rampants, dont les tiges touchent naturellement le sol. Le semis, peu fidèle, lent et long à germer (plusieurs semaines), est réservé aux curieux : les plants obtenus varient et mettent plus longtemps à s'étoffer qu'une bouture.

Entretien : arroser peu, ne pas nourrir

Le romarin est l'une des aromatiques les moins exigeantes ; l'erreur consiste à trop s'en occuper.

Arrosage. La première année, arrosez modérément en cas de forte chaleur et de sécheresse prolongée, le temps que l'arbuste s'enracine. Ensuite, il n'a plus besoin d'arrosage en pleine terre : il tolère parfaitement la sécheresse. En pot seulement, arrosez avec parcimonie, en laissant sécher entre deux fois. L'excès d'eau est la première cause de dépérissement.

Fertilisation. Ne fertilisez pas un romarin en pleine terre : il pousse mieux en sol pauvre, et un excès d'azote donne une végétation molle, moins parfumée et plus sensible au froid. En pot, un apport très léger de compost au printemps suffit.

Paillage. Préférez un paillage minéral (gravier, pouzzolane) à un paillage organique, surtout en sol lourd : il garde le collet au sec et limite la pourriture.

Taille du romarin : le geste à ne pas rater

La taille est le point le plus recherché et le plus mal maîtrisé. Une bonne taille garde un port compact, évite le dégarnissement de la base et prolonge la vie de l'arbuste. Une mauvaise taille peut le tuer.

La règle absolue : ne jamais tailler dans le vieux bois sec. Les tiges âgées, brunes et dénudées, ne portent plus de bourgeons dormants et ne repartent pas si on les coupe. Taillez toujours dans la partie verte et souple de l'année, au-dessus d'un rameau feuillé.

Quand tailler ? Deux moments dans l'année :

  • Après la floraison (fin de printemps à début d'été) : c'est la taille principale. Raccourcissez les rameaux de l'année pour maintenir un port dense et compact, en enlevant un tiers de la pousse au maximum.
  • Au début du printemps : supprimez le bois mort et les tiges abîmées par l'hiver, et rééquilibrez la silhouette.

Évitez de tailler en automne : les jeunes pousses stimulées n'auraient pas le temps de s'aoûter avant les froids.

La taille de formation, dès les premières années. C'est le moment où tout se joue. Un romarin taillé légèrement chaque année dès son jeune âge — en pinçant les extrémités et en raccourcissant les rameaux après floraison — reste dense et compact, et se dégarnit beaucoup moins vite à la base. À l'inverse, un pied laissé libre pendant des années file en hauteur, se dénude et se lignifie : il devient alors trop tard pour le remettre en forme, puisqu'on ne peut plus couper que dans du vieux bois. La régularité prime sur l'intensité : mieux vaut une petite taille chaque année qu'une taille sévère occasionnelle.

Romarin en haie ou en topiaire. Le romarin dressé, en particulier 'Miss Jessopp's Upright', se prête bien aux haies basses (40 à 80 cm) et aux topiaires légères. Là encore, on ne taille que dans la partie verte : on met en forme progressivement, dès la plantation, sans jamais chercher à rattraper d'un coup un sujet qui s'est dégarni. Une cisaille bien affûtée convient pour les haies, un sécateur pour la taille au rameau. Désinfectez l'outil entre deux pieds pour ne pas propager de maladie.

Rajeunir un vieux romarin dégarni. Un pied ancien se dénude à la base et devient ligneux. On ne peut pas le rabattre franchement dans le vieux bois. Deux solutions : raccourcir progressivement, sur deux à trois ans, en ne coupant chaque année que dans la partie encore verte ; ou, plus sûr, bouturer le pied pour le remplacer par un jeune sujet vigoureux. C'est souvent la meilleure option pour un romarin très âgé.

Maladies, ravageurs et erreurs fréquentes

Le romarin est peu sujet aux maladies ; ses ennuis viennent presque toujours d'une faute de culture.

ProblèmeSymptômesCause / solution
Pourriture racinaire Pied qui jaunit, brunit, dépérit d'un coup Excès d'eau / sol non drainé — la cause n°1 de mort. Drainer, ne pas arroser
Oïdium Feutrage blanc sur le feuillage Humidité et manque d'air — aérer, espacer les pieds
Chrysomèle du romarin Petit coléoptère métallique bleu-vert, feuilles grignotées Ramassage manuel, secouer les tiges au-dessus d'un drap
Cochenilles Amas cotonneux ou boucliers sur les tiges Savon noir, huile blanche en cas de forte attaque
Pucerons Colonies sur jeunes pousses Purin de romarin ou d'ortie, savon noir

Les erreurs qui tuent le romarin :

  • Trop l'arroser → pourriture des racines. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus fatale.
  • Sol non drainé + hiver humide → le pied gèle et pourrit à la fois.
  • Tailler dans le vieux bois sec → la partie coupée ne repart jamais.
  • Le fertiliser → végétation molle, moins parfumée, plus fragile au froid.
  • Manque de soleil → étiolement, perte de parfum, floraison rare.

Le purin de romarin

Les rameaux de romarin fournissent un purin répulsif et fortifiant, utile au potager contre certains insectes (pucerons, piérides du chou) et comme stimulant. Faites macérer environ 1 kg de rameaux frais pour 10 litres d'eau pendant une à deux semaines, filtrez, puis pulvérisez dilué. La forte teneur en huiles aromatiques agit surtout comme répulsif olfactif. C'est une bonne façon de valoriser les tailles.

Rotation et associations

Le romarin est un arbuste pérenne : il ne rentre pas dans la rotation des cultures et reste en place des années. Installez-le en bordure, dans un coin sec et ensoleillé qui lui restera acquis.

Bonnes associations. Il se plaît avec les autres plantes de garrigue qui partagent ses exigences — sol sec, soleil, peu d'eau : lavande, thym, sauge, sarriette, ciste. Au potager, sa floraison mellifère attire les pollinisateurs, un atout à proximité des cultures qui en dépendent ; son parfum aurait aussi un effet répulsif sur certains ravageurs des choux et des carottes.

Mauvaises associations. Évitez de le placer près de plantes gourmandes en eau (la plupart des légumes-feuilles, la menthe, les plantes de terre fraîche) : leurs besoins d'arrosage sont incompatibles avec sa préférence pour le sec, et l'humidité qu'elles réclament finirait par le faire pourrir.

Récolte

Récolte des brins de romarin
Récolte des brins de romarin

Le romarin se récolte toute l'année, puisqu'il reste feuillé l'hiver — un avantage rare chez les aromatiques. On prélève à la demande, mais les rameaux sont les plus parfumés juste avant la floraison, quand la concentration en huiles essentielles est maximale.

Comment ? Coupez au sécateur des extrémités de rameaux jeunes et souples, toujours dans la partie verte, jamais dans le vieux bois. La cueillette régulière tient lieu de taille d'entretien et densifie l'arbuste. Ne prélevez pas plus d'un tiers de la végétation en une fois. Sur un jeune plant, attendez qu'il soit bien établi avant de récolter franchement. Pour un parfum optimal, récoltez de préférence le matin, après l'évaporation de la rosée, quand la concentration en huiles aromatiques est la plus forte.

Conservation

  • Frais : les rameaux se gardent une à deux semaines au réfrigérateur, enveloppés dans un linge légèrement humide.
  • Séché : c'est le mode de conservation le plus adapté. Suspendez des bouquets tête en bas dans un lieu sec, aéré et sombre pendant une à deux semaines, puis détachez les feuilles et conservez-les en bocal hermétique à l'abri de la lumière. Le romarin séché garde son parfum plusieurs mois.
  • Congelé : les rameaux entiers ou les feuilles se congèlent en sachet ; ils conservent bien leur arôme, même si le feuillage se ramollit à la décongélation.

FAQ

Le romarin est-il vivace ou annuel ?

C'est un arbuste vivace et persistant, qui vit plus de dix ans et garde son feuillage l'hiver. On le croit parfois annuel parce qu'il peut mourir d'un hiver humide ou d'une taille trop sévère, non parce que son cycle serait court.

Quand et comment tailler le romarin ?

Taillez après la floraison (fin de printemps à début d'été) pour garder un port compact, et au début du printemps pour retirer le bois mort. Ne coupez jamais dans le vieux bois sec, qui ne repart pas : restez toujours dans la partie verte et souple.

Comment bouturer le romarin ?

Du printemps à la fin de l'été, prélevez des extrémités de tiges de 10 à 15 cm, effeuillez le bas, piquez-les dans un mélange terreau-sable maintenu à peine humide, à mi-ombre. L'enracinement prend 3 à 6 semaines.

Comment rajeunir un vieux romarin dégarni ?

On ne peut pas rabattre un romarin dans son vieux bois. Raccourcissez-le progressivement sur deux à trois ans en ne taillant que dans la partie verte, ou remplacez-le par une bouture prélevée sur le pied : c'est souvent la solution la plus sûre.

Pourquoi mon romarin meurt-il ?

La cause la plus fréquente est l'excès d'eau, en pot comme en pleine terre, qui fait pourrir les racines. Un sol non drainé combiné à un hiver humide, une taille dans le vieux bois ou un manque de soleil sont les autres causes principales.

Faut-il arroser le romarin ?

Très peu. La première année, arrosez en cas de forte sécheresse. Ensuite, en pleine terre, il n'a plus besoin d'arrosage. En pot, arrosez avec parcimonie en laissant sécher entre deux fois et videz toujours la soucoupe.

Quelle exposition et quel sol pour le romarin ?

Le plein soleil et un sol sec, pauvre, calcaire et surtout bien drainé. Il craint l'ombre, qui lui fait perdre son parfum, et l'eau stagnante, qui le fait pourrir.

Le romarin résiste-t-il au gel ?

Oui, jusqu'à -10 à -15 °C. Il redoute surtout le froid humide : c'est l'association gel et sol détrempé qui le tue, pas le froid sec. Un bon drainage compte plus que toute protection.

Peut-on cultiver le romarin en pot toute l'année ?

Oui, dans un pot très drainé et un substrat sableux. Dans les régions aux hivers humides ou rigoureux, on peut le rentrer sous abri froid et lumineux, en réduisant les arrosages, pour le protéger de l'humidité plus que du froid.

Quelle est la durée de vie d'un pied de romarin ?

Dix à quinze ans, parfois davantage, s'il est planté en sol drainé et taillé sans jamais entamer le vieux bois. Passé cet âge, il se dégarnit ; on le remplace par bouturage.

Quand récolter le romarin ?

Toute l'année, puisqu'il reste feuillé l'hiver. Les rameaux sont les plus parfumés juste avant la floraison. Coupez des extrémités jeunes et souples, jamais le vieux bois.

Le romarin est-il mellifère ?

Oui, sa floraison précoce et abondante en fait une plante très mellifère, précieuse pour les abeilles à une saison pauvre en fleurs ; le miel de romarin en est issu.

Le romarin pousse-t-il vite et jusqu'à quelle profondeur vont ses racines ?

Sa croissance est lente à modérée : 15 à 25 cm par an, un buisson bien formé demandant deux à trois ans. Ses racines pivotantes plongent profondément, jusqu'à 40 à 60 cm sur un pied âgé en sol léger, d'où sa résistance à la sécheresse et la difficulté de le transplanter une fois installé.

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Photo de Tom dans son potager du Jura
Tom le Jardinier

Jardinier passionné depuis l'enfance, j'ai grandi avec mon grand-père qui m'a transmis l'amour de la terre et du potager. Aujourd'hui installé dans le Jura suisse, je cultive un potager naturel à plus de 900 mètres d'altitude et je partage mes expériences avec plus de 30 000 passionnés.