Tom le Jardinier
Rechercher...
⌘K
Légumes feuilles Brassicacées

Pak-choï

Brassica rapa chinensis

Le pak-choï pousse vite, se récolte en cinq à sept semaines et se cultive au potager comme en pot du printemps à l'automne. Encore faut-il ne pas le confondre avec le pé-tsaï, savoir déjouer sa montaison express et le protéger des altises. Voici la méthode complète, du semis à la conservation.

ExpositionEnsoleillée au printemps et à l'automne, mi-ombre en été
ArrosageÉlevés et réguliers ; le sol doit rester frais en permanence
RusticitéRustique jusqu'à environ −5 à −8 °C selon la variété et le stade
SemisFév–Oct
RécolteMar–Déc
Pak-choï

Le pak-choï (Brassica rapa subsp. chinensis) est l'un des légumes-feuilles les plus rapides du potager : quatre à sept semaines séparent le semis de la première récolte, et une même parcelle peut produire du début du printemps jusqu'aux gelées. Contrairement au chou pommé, il ne forme pas de tête : il développe une rosette de longs pétioles charnus surmontés de feuilles vert foncé, plus proche d'une bette à cardes que d'un chou cabus.

Cette fiche couvre tout ce qu'il faut pour le réussir : distinguer le pak-choï du pé-tsaï et des autres choux dits « chinois », choisir la bonne variété, semer et repiquer aux bonnes périodes et profondeurs, mener une culture en pleine terre ou en pot, arroser sans provoquer la montaison, identifier et traiter les altises et la hernie, récolter en une fois ou en coupez-repoussez, puis conserver la récolte. Chaque étape est chiffrée : températures, profondeurs, espacements, durées et rendements.

Le principal écueil du pak-choï n'est pas sa culture, facile, mais sa montaison précoce : un semis mal calé ou un à-coup d'arrosage suffit à le faire filer en fleurs. C'est le fil rouge de cette fiche.

Pak-choï, pé-tsaï, bok choy : lever la confusion

En français, « chou chinois » désigne au moins deux légumes différents, et la confusion est entretenue par les catalogues eux-mêmes. Avant de semer, il faut savoir ce que l'on cultive, car les deux plantes ne se conduisent pas de la même façon.

Nom courant Nom latin Aspect Se conduit comme
Pak-choï (bok choy, chou de Shanghai) Brassica rapa subsp. chinensis Rosette ouverte, longs pétioles charnus, ne pomme pas Une bette / une salade à couper
Pé-tsaï (chou de Pékin, chou nappa) Brassica rapa subsp. pekinensis Pomme en un fût cylindrique dense et allongé Une laitue pommée / une scarole
Tatsoi (moutarde tatsoi) Brassica rapa subsp. narinosa Rosette plate et étalée, petites feuilles en cuillère Un pak-choï nain

Retenez la règle simple : le pak-choï ne pomme pas. Si vous cherchez un chou qui forme une tête cylindrique compacte, vous cherchez en réalité le pé-tsaï, et aucune conduite de culture ne fera « pommer » un pak-choï — ce n'est pas dans sa nature. Le terme pak choï vient du cantonais baak choi, « légume-feuille blanc », en référence à ses côtes claires.

Bok choy et pak-choï sont deux transcriptions de la même plante : bok choy est simplement l'orthographe la plus courante en anglais et au Canada. On rencontre aussi les graphies pak choi, pakchoï, pok choi ou chou pak choï : toutes désignent Brassica rapa subsp. chinensis. À La Réunion, il est appelé brède chou de Chine.

Reconnaître le pak-choï

Pak-choï en croissance au potager
Pak-choï en croissance au potager

Le pak-choï forme une rosette dressée de 15 à 40 cm de haut selon la variété et le stade de récolte. Chaque feuille se compose d'un pétiole (la côte) épais, charnu et croquant, blanc ou vert clair, prolongé par un limbe (la feuille) large, lisse à légèrement cloqué, vert foncé et brillant. Les nervures sont marquées. L'ensemble reste souple : il n'y a jamais de cœur serré comme chez un chou pommé.

C'est une plante à croissance très rapide et à système racinaire superficiel, ce qui explique deux de ses caractéristiques de culture : elle a besoin d'un sol constamment frais (racines peu profondes), et elle réagit vite au moindre stress en montant à graines. En fin de cycle ou après un choc, elle émet une hampe florale jaune de type brassicacée ; cette hampe reste tendre au tout début et peut se récolter comme un mini-brocoli, mais son apparition signe la fin de la production de feuilles.

Variétés de pak-choï

Le choix de la variété se fait d'abord sur la couleur des côtes et la taille, ensuite sur la résistance à la montaison — critère décisif pour les semis de printemps.

Variété Type Particularité Récolte
Canton / Blanc Côtes blanches Classique, larges pétioles blancs, plante moyenne 45-55 j
Taisai Côtes blanches Vigoureux, grosse rosette jusqu'à 40 cm 60-90 j
Big Spoon Côtes blanches Pétioles très larges en cuillère, rustique 45-55 j
Joi Choi F1 Côtes blanches Hybride vigoureux, bonne tenue à la montaison 45-50 j
Shanghai Green Côtes vertes Compact, port mi-dressé, côtes vert clair 40-45 j
Mei Qing Choi (baby) Côtes vertes Petit format, précoce, idéal pot et récolte jeune 35-45 j
Tête Noire Feuillage foncé Vert très sombre, tolère chaud et froid 45-55 j
Purple Lady F1 / Red Choi Feuillage pourpre Feuilles violettes décoratives, goût un peu plus relevé 45 j

Pour un semis de printemps, privilégiez une variété tolérante à la montaison (type Joi Choi) ou un format baby récolté jeune, avant que la plante n'ait le temps de filer. Pour les semis de fin d'été et d'automne, les conditions naturellement fraîches et les jours qui raccourcissent limitent le risque : presque toutes les variétés conviennent. Les variétés baby et à côtes vertes (Shanghai, Mei Qing) sont les meilleures candidates pour la culture en pot.

Climat, sol et exposition

Le pak-choï est une plante de saison fraîche. Sa fenêtre idéale se situe entre 13 et 21 °C. En dessous de 10-12 °C prolongés sur un jeune plant, il enregistre un « faux hiver » qui déclenchera la montaison dès le retour de la chaleur (c'est le mécanisme de vernalisation). Au-dessus de 25-28 °C, il souffre, monte à graines et devient amer. D'où deux saisons de culture reines : le printemps avant les grosses chaleurs et surtout la fin d'été-automne, plus sûre.

Côté exposition : plein soleil au printemps et à l'automne quand les températures sont modérées, mais mi-ombre en plein été pour freiner la montaison et éviter le dessèchement. Un voile d'ombrage ou l'ombre portée d'un rang de tomates ou de maïs joue parfaitement ce rôle.

Le sol doit être riche en matière organique, frais et bien drainé. Un apport de compost mûr (2 à 3 kg/m²) à la préparation couvre les besoins : le pak-choï pousse vite mais n'est pas gourmand en engrais, et un excès d'azote favorise pucerons et feuillage mou. Le pH idéal se situe entre 6 et 7,5 ; un sol trop acide augmente le risque de hernie du chou.

Semis du pak-choï

On sème le pak-choï de deux manières, selon la saison et le résultat recherché.

Semis en godet ou plaque alvéolée (sous abri). Remplissez de terreau à semis jusqu'à 1 cm du bord. Déposez 2 à 3 graines par alvéole à 1 cm de profondeur, recouvrez de terreau fin, tassez légèrement et humidifiez au pulvérisateur. Maintenez 18 à 22 °C : la levée intervient en 4 à 7 jours. Dès l'apparition des pousses, retirez tout couvercle et placez à la lumière vive pour éviter l'étiolement. Éclaircissez à un plant par alvéole.

Semis direct en pleine terre. Tracez des sillons de 1 à 2 cm de profondeur, espacés de 30 cm. Semez clair, recouvrez de terre fine, tassez et arrosez en pluie fine. Maintenez le sol humide jusqu'à la levée (une à deux semaines en sol frais de printemps, quelques jours en sol chaud d'été). Éclaircissez ensuite en ne gardant qu'un plant tous les 20 à 30 cm. Les plants arrachés à l'éclaircissage se consomment en jeunes pousses.

Périodes de semis :

Période Mode Objectif
Février-mars Sous abri chauffé Récolte précoce de printemps
Avril-mai Pleine terre (sol > 10 °C) Récolte de printemps
Juin-juillet Pleine terre, mi-ombre Récolte d'été (variétés tolérantes)
Août-septembre Pleine terre ou godet Récolte d'automne (la plus sûre)
Octobre Sous abri / tunnel Jeunes pousses d'arrière-saison

Pour une récolte continue, pratiquez des semis échelonnés toutes les 2 à 3 semaines plutôt qu'un gros semis unique : le pak-choï se récolte sur une fenêtre courte et ne se conserve pas au jardin.

Plantation et repiquage

Plantation de jeunes plants de pak-choï
Plantation de jeunes plants de pak-choï

Les plants élevés en godet se repiquent au stade 3 à 4 vraies feuilles, soit environ 3 à 4 semaines après le semis. Repiquez de préférence par temps couvert ou en fin de journée, arrosez copieusement à la plantation puis maintenez l'humidité les jours suivants : une transplantation dans un sol sec est un stress qui, là encore, peut déclencher la montaison.

Espacez les plants de 20 à 30 cm en tous sens pour les variétés standard, jusqu'à 30 cm sur le rang et 40 cm entre rangs pour les grosses variétés type Taisai. Les formats baby destinés à une récolte jeune se contentent de 10 à 15 cm. Enterrez le collet au même niveau que dans le godet, sans l'enfoncer.

Cultiver le pak-choï en pot

Le pak-choï est l'un des meilleurs choux pour la culture en contenant : racines superficielles, cycle court, format compact. C'est une solution idéale sur balcon ou terrasse, et un moyen simple de le mettre à mi-ombre en été en déplaçant le pot.

  • Contenant : au moins 20 cm de profondeur et 10 litres de volume ; comptez environ 3 à 4 litres par plant, soit 2 à 3 plants dans une jardinière standard. Des trous de drainage sont indispensables.
  • Substrat : terreau potager de qualité mélangé à un tiers de compost. Le mélange doit retenir l'eau sans se gorger.
  • Variétés : privilégiez les baby et les côtes vertes (Mei Qing, Shanghai Green), plus adaptées aux petits volumes.
  • Arrosage : c'est le point critique. Un pot sèche vite ; en été, l'arrosage peut être quotidien. Un substrat qui se dessèche puis se réhydrate en alternance provoque la montaison quasi à coup sûr. Un paillage de surface et une soucoupe (vidée après la pluie) aident à lisser l'humidité.
  • Emplacement : soleil au printemps et à l'automne, mi-ombre en été.

Entretien : arrosage, paillage et maîtrise de la montaison

Arrosage. Le pak-choï exige un sol constamment frais, jamais détrempé. Comptez 2 à 3 arrosages par semaine en pleine terre, davantage en pot et par forte chaleur. Arrosez au pied, le matin ou en soirée, sans mouiller le feuillage (limite le mildiou). La régularité prime sur la quantité : mieux vaut un peu chaque jour qu'une grosse dose hebdomadaire.

Paillage. Un paillis fin (tonte séchée, paille, feuilles broyées) sur 3 à 5 cm conserve l'humidité, stabilise la température du sol, limite les adventices et réduit la fréquence des arrosages. C'est l'allié direct de la lutte contre la montaison.

Comprendre et éviter la montaison. Le pak-choï est une bisannuelle : dans son cycle naturel, il fait des feuilles la première année et monte à graines la seconde. Cultivé en annuelle, il peut être trompé et « croire » qu'il doit fleurir. Trois déclencheurs :

  • Le froid sur jeune plant (vernalisation) : plusieurs jours sous 10-12 °C sur un semis précoce de printemps. Parade : attendre que le sol soit franchement réchauffé, ou semer sous abri, ou choisir une variété résistante.
  • Les jours longs et la chaleur de fin de printemps-été. Parade : privilégier les cultures de fin d'été-automne, mettre à mi-ombre, récolter jeune.
  • Le stress hydrique (à-coups d'arrosage, sol qui sèche). Parade : arrosage régulier + paillage.

Dès qu'une hampe florale pointe, la plante ne produira plus de nouvelles feuilles : récoltez-la sans attendre.

Fertilisation. Rarement nécessaire si le sol a été enrichi en compost. Sur culture longue ou sol pauvre, un arrosage à l'extrait d'ortie dilué en cours de croissance suffit.

Maladies, ravageurs et erreurs fréquentes

Altises — le ravageur n°1 du pak-choï. Ces minuscules coléoptères sauteurs criblent les jeunes feuilles de petits trous ronds, surtout par temps chaud et sec. Sur jeunes plants, ils peuvent tout compromettre. Solutions : voile anti-insectes posé dès le semis, sol maintenu humide (les altises détestent l'humidité), arrosages du feuillage en fin de journée en période de vol, et semis d'automne qui échappent au gros des populations.

Mouche du chou — sa larve attaque les racines et fait faner les plants. Une protection par voile ou une collerette de carton au pied limite les pontes.

Chenilles (piéride, noctuelle) — dévorent le feuillage. Ramassage manuel, voile, ou Bacillus thuringiensis en cas de forte attaque.

Limaces et escargots — redoutables sur les jeunes semis. Barrières, ramassage du soir, pièges.

Pucerons — surtout sur plants stressés ou trop azotés. Jet d'eau, savon noir, maintien de la biodiversité (coccinelles).

Hernie du chou (Plasmodiophora brassicae) — maladie du sol la plus grave des brassicacées : galles sur les racines, plants rabougris. Elle est incurable et persiste des années dans le sol. Prévention : rotation stricte, éviter les sols acides (chaulez si besoin), ne jamais composter les racines atteintes.

Fonte des semis et mildiou — liés à l'excès d'humidité stagnante. Semis pas trop denses, bonne aération, arrosage au pied.

Erreurs les plus fréquentes : semer trop tôt au printemps (montaison), laisser le sol sécher entre deux arrosages (montaison, amertume), oublier le voile anti-altises sur les jeunes plants, et cultiver du pak-choï année après année au même endroit (hernie).

Rotation et associations

Rotation. Le pak-choï étant une brassicacée, il ne doit pas revenir sur une parcelle ayant porté un chou, un radis, un navet ou une roquette avant 3 à 4 ans, sous peine d'accumuler hernie et mouche du chou. Il suit idéalement une légumineuse (pois, fève, haricot) qui a enrichi le sol en azote.

Bonnes associations. Les aromatiques répulsives — coriandre, aneth, thym, menthe — brouillent les ravageurs des choux. Les légumes-racines (carotte, radis, betterave) et les salades (laitue, épinard) partagent ses besoins sans lui faire concurrence et occupent l'espace pendant sa croissance rapide.

Mauvaises associations. Évitez de le planter à côté d'autres brassicacées (choux, navets, radis) : elles concentrent les mêmes ravageurs et maladies, et se disputent les mêmes ressources. Tenez-le aussi à distance des fraisiers et de la tomate en pleine terre serrée.

Récolte du pak-choï

Le pak-choï se récolte à plusieurs stades, ce qui en fait un légume très souple :

  • Jeunes pousses (baby leaf) : dès 3 à 4 semaines, en coupant quelques feuilles à la base. Idéal en mesclun.
  • Plante entière jeune : vers 30 à 40 jours, plus tendre.
  • Plante mature : vers 45 à 55 jours (jusqu'à 60-90 jours pour les grosses variétés), quand la rosette atteint 20 à 40 cm.

Deux techniques :

  • Récolte en une fois — coupez toute la rosette au couteau à 2-3 cm au-dessus du sol. Rendement indicatif : 8 à 12 plants au mètre carré selon l'espacement.
  • Récolte en coupez-repoussez (cut-and-come-again) — prélevez seulement les feuilles extérieures au fur et à mesure, en laissant le cœur intact : la plante continue de produire pendant plusieurs semaines. C'est la meilleure façon d'étaler une petite surface. Alternative : couper la rosette haut, au-dessus du collet, pour laisser repartir une seconde pousse.

Récoltez de préférence le matin, quand les feuilles sont gorgées d'eau et croquantes. Si une plante commence à monter, récoltez-la immédiatement, hampe comprise : cette dernière se consomme comme un mini-brocoli tant qu'elle est en bouton.

Conservation après récolte

Au réfrigérateur : entier, non lavé, dans un sac plastique perforé ou un linge humide, le pak-choï se garde 3 à 7 jours dans le bac à légumes. Lavez-le juste avant emploi.

Au congélateur : pour une conservation longue, blanchissez les feuilles 1 à 2 minutes à l'eau bouillante, plongez-les aussitôt dans l'eau glacée, égouttez, séchez et congelez en sachets. Ils se gardent ainsi jusqu'à 6 mois (à réserver aux préparations cuites, la texture croquante étant perdue).

Le pak-choï ne se sèche pas et ne se garde pas en cave : c'est un légume-feuille à consommer frais ou à congeler. Pour une disponibilité continue, mieux vaut échelonner les semis que chercher à stocker la récolte.

Questions fréquentes

Quand semer le pak-choï ?

De février-mars sous abri, d'avril à mai en pleine terre (sol > 10 °C), puis d'août à septembre pour la culture d'automne, la plus fiable. Les semis d'été sont possibles à mi-ombre avec des variétés résistantes à la montaison.

Le pak-choï pomme-t-il comme le chou chinois ?

Non. Le pak-choï ne forme jamais de tête : il produit une rosette de feuilles à longs pétioles. Le chou qui pomme en fût cylindrique est le pé-tsaï (Brassica rapa subsp. pekinensis), une espèce voisine mais distincte. Aucune technique ne fera « pommer » un pak-choï.

Pak-choï et bok choy, est-ce la même plante ?

Oui. Bok choy est simplement le nom anglophone du pak-choï. On trouve aussi les graphies pak choi, pakchoï, pok choi ou chou de Shanghai : toutes désignent Brassica rapa subsp. chinensis.

En combien de temps récolte-t-on le pak-choï ?

La levée prend 4 à 7 jours. On récolte des jeunes pousses dès 3-4 semaines, des plantes entières en 30 à 55 jours selon la variété, et jusqu'à 90 jours pour les plus grosses.

Comment récolter le pak-choï pour qu'il repousse ?

Prélevez uniquement les feuilles extérieures en laissant le cœur en place, ou coupez la rosette haut au-dessus du collet : la plante émet alors une nouvelle pousse. C'est la méthode coupez-repoussez.

Le pak-choï résiste-t-il au gel ?

Il tolère de légères gelées (environ −5 à −8 °C selon la variété et le stade), ce qui permet des récoltes d'automne prolongées, éventuellement sous voile. En revanche, le froid sur un jeune plant de printemps déclenche la montaison.

Pourquoi mon pak-choï monte-t-il en graines si vite ?

Trois causes : un semis de printemps trop précoce (froid sur jeune plant), la chaleur et les jours longs de l'été, ou des à-coups d'arrosage. La parade : semer au bon moment, mettre à mi-ombre en été, arroser régulièrement et pailler.

Peut-on cultiver le pak-choï en pot ?

Oui, très bien. Prévoyez un contenant d'au moins 20 cm de profondeur et 10 litres, un terreau enrichi en compost, des variétés baby ou à côtes vertes, et surtout un arrosage sans faille (souvent quotidien en été).

Peut-on congeler le pak-choï ?

Oui, après blanchiment de 1 à 2 minutes suivi d'un refroidissement à l'eau glacée. Il se garde alors jusqu'à 6 mois, pour des préparations cuites uniquement.

Quelle est la différence entre pak-choï et pé-tsaï ?

Le pak-choï fait une rosette ouverte à côtes charnues et ne pomme pas ; le pé-tsaï forme une pomme cylindrique dense. Les deux sont appelés « chou chinois » mais se cultivent différemment : le pé-tsaï est plus long à venir et encore plus sensible à la montaison.

Quelles plantes associer au pak-choï ?

Les aromatiques répulsives (coriandre, aneth, thym), les carottes, radis et betteraves, ainsi que laitues et épinards. Évitez le voisinage des autres choux et brassicacées.

Pourquoi mon pak-choï a-t-il des petits trous dans les feuilles ?

Ce sont presque toujours les altises, de minuscules coléoptères sauteurs actifs par temps chaud et sec. Posez un voile anti-insectes dès le semis et maintenez le sol humide : elles fuient l'humidité.

Le pak-choï repousse-t-il après récolte ?

Si vous laissez le cœur ou coupez haut, il émet une seconde pousse. En récolte de feuilles extérieures échelonnée, une même plante produit plusieurs semaines avant de monter.

Autres Brassicacées au potager

Photo de Tom dans son potager du Jura
Tom le Jardinier

Jardinier passionné depuis l'enfance, j'ai grandi avec mon grand-père qui m'a transmis l'amour de la terre et du potager. Aujourd'hui installé dans le Jura suisse, je cultive un potager naturel à plus de 900 mètres d'altitude et je partage mes expériences avec plus de 30 000 passionnés.