La verveine citronnée est un petit arbuste au feuillage qui exhale une puissante odeur de citron dès qu'on le froisse. Facile à réussir dans un sol drainé et au soleil, elle a pourtant deux particularités qui déroutent les jardiniers : elle est peu rustique et réclame un hivernage soigné, et elle ne produit pas de graines sous nos climats, ce qui impose de la multiplier par bouturage.
Ce guide couvre toute la culture : reconnaître la plante et démêler ses nombreux noms (citronnelle, citronnée, odorante, citron), la planter en pleine terre ou en pot, la bouturer, la tailler au bon moment, l'hiverner selon la région, puis récolter et sécher ses feuilles. On commence par la question qui piège tout le monde : de quelle « verveine » parle-t-on, et surtout, ce n'est pas la citronnelle des cuisines asiatiques.
Citronnelle, citronnée, odorante, citron : démêler les noms
Le premier obstacle est le vocabulaire. Une seule plante, l'arbuste Aloysia citriodora, se cache derrière une pile d'appellations : verveine citronnée, verveine citronnelle, verveine odorante, verveine citron, ou encore verveine à trois feuilles (d'où le synonyme latin Aloysia triphylla). Son ancien nom botanique Lippia citriodora traîne encore dans le commerce. Toutes désignent la même chose.
Le piège est le mot « citronnelle ». Beaucoup tapent « verveine citronnelle » en pensant à cet arbuste, mais la vraie citronnelle est une tout autre plante : Cymbopogon citratus, une graminée tropicale utilisée dans la cuisine du Sud-Est asiatique. La confusion est entretenue par le commerce des tisanes, dont l'arôme est proche. Voici les plantes à ne pas confondre avec la verveine citronnée :
| Plante confondueNom latinCe que c'est réellement | ||
|---|---|---|
| Verveine officinale | Verbena officinalis | Herbacée sauvage d'Europe, fleurs bleues, feuilles amères, usage médicinal (fiche dédiée) |
| Citronnelle | Cymbopogon citratus | Graminée tropicale, feuilles en longues lames — pas un arbuste |
| Mélisse | Melissa officinalis | Vivace herbacée « citronnelle » elle aussi, feuilles gaufrées |
| Thym citron | Thymus citriodorus | Sous-arbrisseau tapissant à petites feuilles |
Retenez le repère morphologique : la verveine citronnée est un arbuste ligneux aux feuilles lancéolées disposées par trois. Si la plante a des feuilles en longues lames de graminée, c'est de la citronnelle ; si c'est une herbacée molle à feuilles gaufrées, c'est de la mélisse.
D'autres verveines aromatiques
La verveine citronnée appartient au genre Aloysia, qui compte quelques cousines aromatiques cultivables de la même manière. La plus courante est la verveine menthe ou verveine réglisse (Aloysia polystachya), au feuillage évoquant un mélange de menthe et d'anis, tout aussi frileuse et conduite comme la citronnée : plein soleil, sol drainé, culture en pot et hivernage à l'abri. Ne pas la confondre avec la verveine des jardins (Verbena × hybrida) ou la verveine de Buenos Aires (Verbena bonariensis), qui sont des verveines purement ornementales, sans feuillage aromatique, cultivées pour leurs fleurs.
Reconnaître la verveine citronnée

C'est un petit arbuste peu ramifié à tige ligneuse, qui dépasse 2 à 3 mètres dans sa région d'origine mais reste le plus souvent autour de 1 mètre sous nos climats, car il repart du pied après chaque hiver. Son port est érigé, un peu dégingandé si on ne le taille pas.
Les feuilles sont lancéolées, longues et effilées en pointe, presque sans pétiole, d'un vert clair vif, à la marge légèrement dentée. Elles sont disposées par trois autour de la tige (en verticille), d'où le nom « à trois feuilles ». Leur atout : froissées, elles dégagent un parfum de citron intense, dû à leur huile essentielle riche en citral (30-35 %). Le feuillage est caduc — la plante perd ses feuilles en hiver — voire semi-persistant en climat doux.
La floraison est discrète : de petits épis lâches d'environ 10 cm, portant des fleurs minuscules blanches à mauve pâle, apparaissent du milieu de l'été au début de l'automne (juin à septembre). Point important pour la multiplication : sous nos climats, la verveine citronnée ne fructifie pas et ne donne donc pas de graines.
Climat, sol et exposition
La verveine citronnée est une plante de climat doux qui réclame trois choses : de la chaleur, du soleil et un sol drainé.
- Exposition : plein soleil, dans un emplacement chaud et abrité des vents froids — le pied d'un mur exposé au sud est idéal.
- Sol : riche et fertile, mais avant tout bien drainé et se réchauffant vite. Un mélange de terre et de sable lui convient. Elle redoute les sols lourds et humides, où ses racines pourrissent, surtout en hiver.
- Climat : fiable en pleine terre surtout à l'ouest d'une diagonale Rouen-Nice et dans le Midi, le long de la façade atlantique et en zone méditerranéenne. Ailleurs, la culture en pot rentré l'hiver est la solution sûre.
Sa rusticité est faible. Les parties aériennes commencent à souffrir dès -4 à -5 °C ; en dessous, elles gèlent, mais la souche peut repartir au printemps si elle est protégée. À partir de -10 à -12 °C avec un sol gelé, les racines sont détruites et la plante est perdue. C'est ce point qui commande tout l'hivernage (voir plus bas).
Choisir et acheter un bon plant
Comme la verveine citronnée ne se sème pas sous nos climats, on part presque toujours d'un plant du commerce ou d'une bouture offerte par un jardinier. À l'achat, choisissez un sujet trapu et bien ramifié plutôt qu'une longue tige unique dégarnie ; froissez discrètement une feuille pour vérifier la puissance du parfum de citron, gage d'une plante en bonne santé et bien identifiée. Un godet ou un pot de 1 litre au printemps s'installe très bien : inutile de payer un grand sujet, la plante étant relancée chaque année par la taille. Méfiez-vous des étiquettes vagues « verveine » ou « citronnelle » : vérifiez le nom latin Aloysia citriodora (ou triphylla / Lippia citriodora) pour être sûr d'avoir l'arbuste aromatique et non une autre plante.
Planter la verveine citronnée
La plantation se fait au printemps, d'avril à juin, quand tout risque de gelée est écarté et que le sol s'est réchauffé, ou en septembre dans les régions douces pour lui laisser le temps de s'enraciner avant l'hiver.
En pleine terre, réservez-lui l'emplacement le plus chaud et le mieux drainé du jardin. Travaillez la terre en profondeur, allégez-la de sable ou de gravier si elle est lourde, et incorporez du compost mûr. Plantez au même niveau que la motte, arrosez copieusement à la plantation, puis maintenez le sol frais sans excès les premières semaines, le temps de la reprise. La première année, la plante s'enracine ; c'est à partir de la deuxième saison qu'elle forme une touffe généreuse.
En pot, choisissez un contenant d'au moins 30 cm de diamètre, percé, avec une couche drainante au fond (billes d'argile, graviers) et un terreau enrichi de compost. Les bacs ou demi-tonneaux en bois sont préférables : le bois isole le substrat de la chaleur et limite l'échauffement des racines. La culture en pot est de loin la plus sûre partout où l'hiver descend sous -5 °C, car elle permet de mettre la plante à l'abri.
Cultiver la verveine citronnée en pot

C'est le mode de culture recommandé hors des régions douces, et il mérite qu'on s'y attarde car c'est là que se jouent la survie hivernale et la vigueur estivale.
En belle saison, sortez le pot dehors, en plein soleil, sur une terrasse ou un balcon abrité. L'arrosage est le point de vigilance : en pot, le substrat sèche vite, il faut arroser régulièrement, voire tous les jours par forte chaleur, sans jamais laisser d'eau stagner dans la soucoupe. Apportez un engrais organique azoté deux à trois fois dans la saison pour soutenir la production de feuilles.
En hiver, rentrez le pot dans un local hors gel, frais et lumineux (véranda, serre froide, cage d'escalier claire, garage avec fenêtre). Le point souvent raté : il ne faut pas rentrer la verveine dans une pièce chauffée et sombre, où elle s'épuise. Elle doit passer l'hiver au repos, au frais, presque sans arrosage puisqu'elle a perdu ses feuilles. Ressortez-la progressivement au printemps une fois les gelées passées.
Bouturer la verveine citronnée

Puisqu'elle ne graine pas chez nous, le bouturage est le seul moyen simple de la multiplier — et c'est très facile, ce qui en fait la méthode idéale pour offrir des plants ou renouveler un pied vieillissant.
Procédez en été, de juin à août, sur des tiges de l'année :
- Prélevez des tronçons de 10 à 15 cm en extrémité de tige, semi-aoûtés (ni trop tendres, ni complètement lignifiés).
- Supprimez les feuilles du bas en ne gardant que 2 à 3 paires au sommet ; raccourcissez de moitié les feuilles restantes pour limiter l'évaporation.
- Piquez les boutures dans un mélange léger et drainant (terreau + sable, ou terreau spécial semis), en pot.
- Placez à l'ombre lumineuse, au chaud, et maintenez le substrat humide sans détremper. Une mini-serre ou un sac plastique transparent posé sur le pot (culture « à l'étouffée ») maintient l'hygrométrie et accélère l'enracinement.
- L'enracinement prend quelques semaines. Rempotez individuellement les boutures reprises et hivernez-les à l'abri la première année, le temps qu'elles se fortifient.
On peut aussi enraciner les boutures dans l'eau : placez les tronçons effeuillés dans un verre d'eau, à la lumière sans soleil direct, changez l'eau tous les deux à trois jours, et repiquez en pot dès que les racines atteignent 2 à 3 cm. C'est spectaculaire et pédagogique, mais le repiquage est ensuite plus délicat qu'avec une bouture enracinée directement en substrat, car les racines d'eau sont fragiles.
Quelques repères pour réussir : bouturez de préférence en juin-juillet, quand les tiges de l'année sont semi-aoûtées et la plante en pleine croissance ; prélevez le matin sur une plante bien arrosée la veille ; multipliez les boutures, car le taux de reprise n'est jamais de 100 %. Les tailles d'été fournissent justement une abondance de tiges idéales : chaque coup de sécateur peut devenir un nouveau plant. C'est aussi l'assurance de ne jamais perdre la variété si un hiver rigoureux emporte le pied mère.
Tailler la verveine citronnée
La taille répond à trois besoins : étoffer une plante qui file, relancer la production de jeunes feuilles parfumées, et nettoyer le bois abîmé par l'hiver.
- Taille de printemps (la principale) : attendez que la plante redémarre, quand les bourgeons repartent sur le bois — jamais avant, car tailler trop tôt sur du bois encore gelif expose la plante. Rabattez la touffe à environ 20 cm de la base, tous les deux ans sur les sujets vigoureux. Supprimez le bois mort ou gelé de l'hiver, et éliminez les branches frêles qui poussent vers l'intérieur. Sans cette taille, la verveine s'étire en longues tiges dénudées.
- Pincements et tailles d'entretien en été : couper les extrémités dès le mois de mai stimule la ramification et donne une plante plus dense, plus feuillue — et fournit des boutures.
C'est cette taille de printemps sévère qui explique pourquoi la verveine ne dépasse guère 1 mètre chez nous : elle reconstruit toute sa charpente chaque année à partir de la souche.
Entretien
Une fois installée, la verveine citronnée demande peu de soins.
- Arrosage : modéré en pleine terre une fois enracinée, régulier en été et quasi quotidien en pot par forte chaleur. Laissez le sol sécher en surface entre deux arrosages, la plante déteste avoir « les pieds dans l'eau ».
- Fertilisation : un apport de compost au printemps en pleine terre, un engrais organique azoté deux à trois fois en saison pour les sujets en pot.
- Nettoyage : retirez au fur et à mesure le bois mort et les tiges sèches.
Réussir l'hivernage
C'est l'étape décisive, celle qui distingue une verveine qui repart chaque printemps d'une verveine perdue.
En pot, la règle est simple : rentrer avant les premières gelées dans un local hors gel, frais et lumineux, réduire l'arrosage au strict minimum pendant le repos, ressortir après les dernières gelées.
En pleine terre, dans les régions où elle tient dehors, protégez la souche : buttez le pied et paillez généreusement (feuilles mortes, paille) pour protéger les racines et les bourgeons du collet. Deux précautions clés, souvent négligées :
- Retirez impérativement le paillage avant la fin mars, ou dès que la période de froid est passée : maintenu trop tard, il fait pourrir les jeunes pousses qui repartent des bourgeons de la souche.
- Ne coupez pas les tiges gelées avant la fin de l'hiver : le bois sec restant sert d'armature pour tenir un voile d'hivernage et protège le cœur de la touffe. On taille seulement au redémarrage.
Même bien protégée, une verveine de pleine terre peut être emportée par un hiver exceptionnellement rigoureux. L'expérience montre qu'il faut compter en moyenne plusieurs années (6 à 8 ans) entre deux hivers assez sévères pour la perdre : le bouturage régulier est l'assurance-vie de la plante.
Maladies, ravageurs et erreurs fréquentes
La verveine citronnée est peu sujette aux maladies quand ses conditions sont respectées. Les problèmes viennent presque toujours de la culture :
| ProblèmeCause probableRéponse | ||
|---|---|---|
| Pied qui pourrit, ne repart pas au printemps | Excès d'eau, sol lourd et humide en hiver | Drainer, alléger la terre, ne jamais laisser d'eau dans la soucoupe |
| Jeunes pousses qui noircissent au printemps | Paillage laissé trop tard sur la souche | Retirer le paillage avant fin mars |
| Araignées rouges | Air chaud et sec, souvent en pot rentré | Aérer, brumiser le feuillage, sortir la plante dès que possible |
| Pucerons | Jeunes pousses tendres au printemps | Jet d'eau, savon noir ; les auxiliaires régulent |
| Plante étiolée, longues tiges nues | Manque de lumière (hivernage en pièce sombre) ou absence de taille | Hiverner au clair, rabattre au printemps |
| Verveine qui ne redémarre pas | Souche gelée (sol à -10/-12 °C) | Protéger la souche ou cultiver en pot ; conserver des boutures |
Les erreurs fréquentes : planter en sol lourd et humide (pourriture racinaire) ; rentrer la plante l'hiver dans une pièce chauffée et sombre au lieu d'un local frais et lumineux ; tailler trop tôt, avant le redémarrage ; laisser le paillage jusqu'au printemps avancé.
Récolter et conserver les feuilles
La récolte se fait de mai à août, en cueillant les feuilles sur les tiges issues des tailles — plus la plante est taillée, plus elle produit de jeunes pousses parfumées. Évitez de cueillir tard en saison, pour laisser la plante reconstituer ses réserves avant l'hiver.
Pour la conservation, le séchage est la méthode de référence, car la verveine perd peu de son parfum une fois sèche :
- Récoltez de préférence le matin, une fois la rosée évaporée.
- Étalez les feuilles ou suspendez les tiges en petits bouquets, tête en bas, dans un endroit sec, aéré, à l'ombre (le soleil direct dégrade les arômes).
- Une fois les feuilles bien cassantes, effeuillez et conservez dans un bocal hermétique ou une boîte opaque, à l'abri de la lumière et de l'humidité.
Ainsi séchées, les feuilles gardent leur arôme citronné plusieurs mois — de quoi tenir une réserve tout l'hiver. La congélation des feuilles fraîches, à plat puis en sachet, est une alternative qui préserve bien le parfum pour un usage en cuisine.
Côté rendement, un pied adulte bien taillé et bien nourri fournit largement de quoi approvisionner un foyer : on peut prélever des feuilles à plusieurs reprises dans la saison, à condition de ne jamais dégarnir plus du tiers du feuillage d'un coup, pour laisser la plante reconstituer ses réserves. La cueillette régulière, comme la taille, stimule d'ailleurs l'émission de nouvelles pousses tendres et parfumées.
Calendrier de la verveine citronnée
| PériodeTravaux | |
|---|---|
| Mars | Sortir progressivement les pots hivernés ; retirer le paillage de la souche en pleine terre |
| Avril-mai | Taille de printemps au redémarrage (rabattre à ~20 cm) ; plantation ; premiers pincements |
| Mai-août | Récolte des feuilles ; arrosage régulier ; engrais azoté en pot |
| Juin-juillet | Bouturage sur tiges semi-aoûtées |
| Juin-septembre | Floraison mellifère |
| Octobre | Dernière récolte légère ; préparer l'hivernage |
| Nov.-févr. | Rentrer les pots hors gel au frais et à la lumière ; butter et pailler la souche en pleine terre ; arrosage quasi nul |
Place au jardin et associations
Au-delà de son feuillage aromatique, la verveine citronnée est une plante utile et décorative. Son parfum est réputé éloigner les moustiques, ce qui justifie de l'installer près d'une terrasse, d'un coin repas ou d'un passage. Ses fleurs estivales, discrètes mais mellifères, attirent les pollinisateurs. Elle a toute sa place au potager, en bordure de planches d'aromatiques, aux côtés du thym, du romarin, de la lavande et de la sauge, qui partagent son goût du soleil et des sols drainés.
En pot, elle compose de beaux ensembles de terrasse avec d'autres aromatiques méditerranéennes, et son port buissonnant en fait un joli sujet isolé sur un balcon ensoleillé. Taillée bas et régulièrement, elle forme aussi une petite haie basse aromatique temporaire le long d'une allée ou d'un potager, à condition d'accepter qu'elle disparaisse l'hiver pour repartir de la souche au printemps. Évitez en revanche de l'installer en situation ombragée ou humide, où elle s'étiole et pourrit : c'est une plante de plein soleil et de sol sec.
FAQ
Verveine citronnelle et verveine citronnée, est-ce la même plante ?
Oui. « Verveine citronnelle », « citronnée », « odorante », « citron » et « à trois feuilles » désignent toutes le même arbuste, Aloysia citriodora. En revanche, la vraie citronnelle (Cymbopogon citratus) est une graminée tropicale totalement différente.
Quelle différence entre verveine citronnée et verveine officinale ?
Ce sont deux plantes distinctes. La verveine citronnée (Aloysia citriodora) est un arbuste sud-américain au feuillage citronné, cultivé comme aromatique. La verveine officinale (Verbena officinalis) est une herbacée sauvage d'Europe à petites fleurs bleues et feuilles amères, traditionnellement médicinale.
Comment bouturer la verveine citronnée ?
En été, prélevez des tronçons de tige de 10-15 cm, retirez les feuilles du bas, piquez dans un mélange drainant et maintenez humide à l'étouffée sous plastique, à l'ombre lumineuse. L'enracinement prend quelques semaines. C'est le principal mode de multiplication, la plante ne donnant pas de graines en France.
La verveine citronnée résiste-t-elle au gel ?
Peu. Ses parties aériennes gèlent dès -4 à -5 °C et sa souche est détruite vers -10 à -12 °C en sol gelé. Elle ne tient en pleine terre que dans les régions douces ; ailleurs, cultivez-la en pot rentré l'hiver.
Quand et comment tailler la verveine citronnée ?
Au printemps, une fois qu'elle redémarre (jamais avant), rabattez la touffe à environ 20 cm de la base et supprimez le bois mort. Des pincements en été densifient la plante. Cette taille annuelle explique sa taille modeste sous nos climats.
Faut-il rentrer la verveine citronnée l'hiver ?
En pot, oui, dans un local hors gel, frais et lumineux — surtout pas dans une pièce chauffée et sombre. En pleine terre en région douce, on ne la rentre pas : on butte et paille la souche, en retirant le paillage avant fin mars.
Pourquoi ma verveine citronnée ne repart pas au printemps ?
Deux causes principales : la souche a gelé (sol trop froid, pas de protection), ou elle a pourri dans un sol lourd et humide en hiver. Un paillage laissé trop tard peut aussi faire pourrir les jeunes pousses.
Peut-on cultiver la verveine citronnée en pot ?
Oui, c'est même conseillé hors régions douces. Un pot d'au moins 30 cm drainé, plein soleil l'été avec arrosages réguliers, et un hivernage au frais et à la lumière hors gel.
Faut-il laver la verveine avant de la faire sécher ?
Il vaut mieux éviter de laver les feuilles avant séchage : l'eau ralentit le séchage et favorise le noircissement. Récoltez sur une plante propre, après l'évaporation de la rosée ; secouez simplement pour ôter les poussières.
La verveine citronnée éloigne-t-elle les moustiques ?
Son feuillage très parfumé est réputé les repousser, ce qui en fait une plante appréciée près des terrasses et coins repas. C'est un atout de plus, sans remplacer les protections classiques.
Comment conserver la verveine citronnée récoltée ?
Par séchage à l'ombre dans un endroit sec et aéré, puis conservation des feuilles cassantes en bocal hermétique à l'abri de la lumière ; ou par congélation des feuilles fraîches pour préserver le parfum.
La verveine citronnée fait-elle des graines ?
Non, pas sous nos climats : sa floraison n'est pas suivie de fructification en Europe. On la multiplie donc par bouturage, pas par semis.
Ma verveine citronnée perd ses feuilles en hiver, est-ce normal ?
Oui, tout à fait. Son feuillage est caduc : elle perd naturellement ses feuilles à l'entrée de l'hiver et entre en repos. Ne la croyez pas morte et ne la jetez pas — tant que le bois et la souche sont sains, elle repart au printemps. C'est justement pour cela qu'on ne taille qu'au redémarrage.